Urara Meirochou – Divines amies

Des séries de cet hiver, laquelle avez-vous préféré ? Si je me base sur MyAnimeList, c’est la saison 2 de Konosuba qui aura suscité le plus l’intérêt. À raison, puisque la série fut aussi hilarante que l’an passé. On va ignorer Masamune-kun’s Revenge que je n’ai toujours pas fini, déjà parce que j’ai lu le manga et surtout parce qu’il est réalisé par le Silver Link baveux. Celui qui te fait des visages brouillons avec un trait gras. Bref pas celui qu’on a pu aimer sur Tanaka-kun wa Itsumo Kedaruge. Evidemment on a aussi Miss Kobayashi’s Dragon Maid, l’excellente comédie de KyoAni qui, encore une fois, a parfaitement su se réapproprier une oeuvre. Après il y a également Little Witch Academia, dont le final ne va plus tarder, qui est du bon gros Trigger comme on l’aime. Enfin, n’oublions pas la saison 2 de Shouwa Genroku Rakugo Shinjuu (que je n’ai pas encore vu, honte à moi), ainsi que Freaky Girls, Gabriel DropOut, Acca:13 et Minakama (le tranche de vie cycliste avec de jolies filles que personne n’a vu).
Tout un tas de séries super cools, avec quelques coups de coeur perso qui resteront un moment. Et pourtant mon vrai gros coup de coeur de l’hiver n’est pas dans ceux que j’ai listé. Et pour cause, il est passé complètement sous le radar pour certaines raisons.Lire la suite »

Publicités

Tamako Love Story – Amour de mochi

Techniquement parlant, Kyoto AnimationKyoAni pour les intimes – n’a réalisé que deux séries qui lui sont 100% originales. Ces séries, ce sont Munto TV et Tamako Market. La première est la version tv d’oav réalisés par le même studio entre 2003 et 2005. Et ce juste avant K-on ! qui a eu le succès qu’on lui connait. La seconde, diffusée en hiver 2013, est une comédie mignonne et qui se retrouve casée entre le moyen Chuunibyou demo Koi ga Shitai! et le seul KyoAni post-2007 que je n’ai toujours pas vu, Free!.
Bref, Tamako Market sort dans une période où KyoAni est en mode « moe moe kyun kyun » depuis le succès fulgurant de K-on !. La série ne déroge d’ailleurs pas à cette réputation : Tamako est très similaire à Yui Hirasawa (tête en l’air, naïve et voix aïgue) et le ton de la série se veut lui aussi très bon enfant. Du coup, on pourrait facilement passer à coté de Tamako Market tant la série semble passable.
Ce serait le cas à deux choses près : la série est particulièrement bonne sur certains aspects et son film. Surtout le film même. (et on commence par un webm de Kanna. Parce qu’elle est top.)

Lire la suite »

Critique : Shirobako – La vraie vie (d’un studio d’animation)

Il y a quelque chose de fascinant de voir un média parler de lui-même, surtout en industries culturelles. Sur le blog, j’ai déjà pu en parler au travers de Cimoc qui ne va en réalité pas très loin sur cet aspect (de nombreux détails y sont évités ou édulcorés). Plus généralement, on pense évidemment à Bakuman, célèbre manga du duo Tsugumi Ōba et Takeshi Obata (mais dont je n’ai lu que le premier tome). En animation, c’est en Shirobako que s’incarne cette curiosité. S’il n’est pas le seul dans ce domaine (selon MyAnimeList, Animation Seisaku Shinkou Kuromi-chan semble être très similaire), il n’empêche que Shirobako aborde l’industrie sans crainte d’aborder toute sa technicité et, surtout, sa réalité.

Synopsis made in Wikipédia :

Shirobako se déroule dans l’univers de l’industrie de l’animation japonaise. Aoi et ses amies vont découvrir le quotidien et les difficultés des principaux postes existant pour l’adaptation d’un manga en anime, en partant des premières esquisses jusqu’au doublage des personnages…

the-musani-staff
Le staff de Shirobako approuve cet article

Au niveau de la réalisation, le travail de P.A. Works est plus qu’honorable. En terme de visuel et d’animation pur, la série offre un rendu des plus sérieux, fidèle aux productions habituelles du studio. Le trait est propre, les décors détaillés et le character design souvent simple mais varié. Il est d’ailleurs amusant de voir les inspirations de personnalités réelles pour certains personnages de la série.Lire la suite »

Critique – Solanin : Il était une fois la jeunesse

Inio Asano, c’est un peu l’auteur du moment. Tout le monde en parle, tout le monde le connait. Que ce soit Mangalerie, Soul Of Manga, Vaikarona et même Nostroblog1, chacun trouve à dire sur cet auteur qui fascine. Et c’est maintenant moi qui vais vous parler d’une œuvre de cet auteur exceptionnel et – surtout – de sa magnifique oeuvre Solanin.

Publié entre Décembre 2005 et Mai 2006 au Japon puis édité chez nous par Kana, Solanin est un tranche de vie / drame ciblant les jeunes adultes (seinen). À partir de là, rien ne semble le différencier d’autres grands noms comme Anohana ou – dans une outre mesure – Death Note. Et pourtant, nous verrons rapidement que l’oeuvre est d’un tout autre niveau. Déjà parce qu’elle est dessinée et écrite par Inio Asano, formidable auteur déjà mentionné plus haut et qui possède un véritable don pour les histoires de jeunes. Mais aussi parce que…l’oeuvre est absolument géniale, découlant donc du point précédent. Mais quels éléments font de Solanin une oeuvre aussi exceptionnelle et grandiose ? C’est ce que nous allons voir de suite.Lire la suite »

Critique – Boku to Kanojo no Koi Log : Quand oser n’est pas succès

Un manga qui serait à la fois novateur et familier, proposant ainsi un regard nouveau sur son genre, ne peut être qu’une bonne oeuvre n’est-ce pas ? Oui. Du moins la plupart du temps. Il ne suffit pas d’intégrer quelque chose de totalement nouveau à une oeuvre ou un genre pour révolutionner le tout1. Il faut que cet ajout ait une réelle pertinence, apporte une réelle plus-value à l’oeuvre. Si cette attention n’est pas menée à bien, cette envie d’innover peut – dans les pires cas – dégrader l’oeuvre. Dans les bons exemples, on peut citer Food Wars qui propose à la fois un excellent manga culinaire tout en moquant ses habituels codes (tout en les réutilisant). Exemple encore plus parlant avec Mon Histoire qui propose là une histoire d’amour de shojo lambda au détail que le personnage principal tient plus de l’ours que du Don Juan. Ses deux séries apportent ainsi un nouveau regard sur leur genre, amenant ainsi une agréable fraîcheur. Mais quand cela ne fonctionne pas, c’est au contraire une certaine incompréhension qui s’installe, perdant un lecteur déçu. C’est le cas du manga dont il va être question le long de cette critique : Boku to Kanojo no Koi Log.Lire la suite »

Critique – Charlotte : Échec dramatique

Sur le papier, Angel Beats et Charlotte se ressemblent énormément. Les deux séries ont été réalisé et scénarisé par Jun Maeda, ô combien reconnu pour son formidable travail sur Clannad et, justement, Angel Beats. Et toutes deux sont animées par P.A.Works dont les compétences sont plus que correctes en général. Et c’est ainsi en toute légitimité que Charlotte fut très attendue cet été. Cette attente n’a rendu son échec que plus cuisant.
Un fiasco pourtant pas évident au premier coup d’oeil. C’est d’ailleurs ce qui peut surprendre le plus. Charlotte, malgré des idées particulièrement intéressantes et un visuel de qualité, fut un déboire exceptionnel. Charlotte est une série complètement ratée et cela a de quoi surprendre. Et c’est pourtant dans sa création même que réside son échec…Lire la suite »

Critique – Nagato Yuki-chan no Shoushitsu : La Disparition du Respect

Nagato Yuki-chan no Shoushitsu – La Disparition du Respect

Qu’il est simple de dire qu’un anime est mauvais. Mais il est bien plus intéressant – et important – de savoir dire pourquoi cet anime s’est soldé en un si gros échec. D’aller plus loin qu’un bête « j’ai pas aimé » pour aller pointer ce qui a réellement échoué. Et potentiellement sauver quelques détails.
C’est le cas ici de Nagato Yuki-chan no Shoushitsu. Un anime qui mérite largement sa note symbolique de 0.1 sur mon Anime List. Car si je le place derrière d’autres ratés comme Tokyo Ghoul √A ou Mars of Destruction, c’est bien parce que la série fut un échec cuisant. Tellement grandiose qu’il semble presque irréaliste.
Commet un anime a-t-il pu se rater à ce point ? C’est ce que nous allons voir aujourd’hui.Lire la suite »

Critique – Prunus Girl : La gaieté

Avec Watamote, on avait vu que le concept de genre était quelque chose de très vague pour les anime. Et le cas de Prunus Girl est lui autant semblable que différent. Ce qui est bien plus disparate dans cette oeuvre est sa classification. Shonen ou shojo ? S’il est clairement vendu comme shonen au Japon, en France l’affaire est bien différente. La couverture de l’édition française est ainsi assez ambiguë sur la question. Vendu shojo mais présenté également comme shonen, la réponse n’est pas claire chez son éditeur Soleil Manga (qui le classe dans sa catégorie shojo sur son site).
Et ambiguë , Prunus Girl l’est continuellement jusque dans son histoire, inclassable pour un manga indéterminé. Une incertitude constante qui, on le verra, est finalement centrale dans la composition de l’oeuvre et de manière plus large encore. Et que son auteure l’ait voulu ou non.Lire la suite »

Critique – Mars of Destruction : Hametsu no Perfection

Dans la vie de critique, il y a des choses qu’il faut absolument voir. Même les pires, comme Tengen Toppa Gurren Lagan et cette Nia totalement inutile) ou encore ce déplorable Cowboy Bebop avec son scénario encore plus vide que l’univers dans lequel il prend place. Pire encore, Fullmetal Alchemist dans lequel l’absence de boobs se fait artistiquement ressentir.
Et à côté il y a des chefs d’oeuvre bien plus incontournables que ces contournantes narnardesques. Evidemment, quand je vous dis chef d’oeuvre vous devez penser tous immédiatement à l’exceptionnel Nanana’s Buried Treasure et au scénario profond en sens sur la vie humaine ou même le surprenant Oreimo 2, relevant magistralement un anime dont la première saison fut un désastre retentissant à cause de ses trop nombreuses romances.Lire la suite »

Critique – Panty & Stocking with Garterbelt : Anarchy cartoonesque with Imaishi

J’aime bien Hiroyuki Imaishi. C’est un gars atypique, il a prouvé au monde entier son génie dans Gurren Lagann (et aussi un peu dans Evangelion puisqu’il a bossé sur l’animation de ce dernier) avec une série et les deux films qui en ont découlé. Et ensuite il s’est barré de Gainax pour fonder son propre studio et faire (presque) ce qu’il veut.
C’est comme ça qu’est né le studio Trigger en Aout 2011. Assez récemment, ce studio et notre brave ont fait Kill La Kill, anime ô combien de qualité dans son animation et sa soundtrack (je dirais bien scénario mais on va me taper) et aussi ô combien polémique. Et Kill La Kill est justement le témoin le plus flagrant de la vision d’Imaishi. Quand il fait un anime, il a une vision claire et précise de ce qu’il veut faire et transmettre avec lui. Cela s’est vu au travers de Gurren Lagann mais également dans Kill La Kill. C’est d’ailleurs pourquoi ce dernier fait tant polémique.
Mais avant de partir de Gainax, Imaishi avait réalisé un anime qui n’est pas très connu. Son nom était Panty & Stocking with Garterbelt et il a fait un flop commercial retentissant au Japon. Et c’est de cet anime dont nous allons traiter aujourd’hui !Lire la suite »