Gaekothèque #3 – Hors-d’oeuvre (2/3)

On se retrouve pour la suite de cette troisième Gaekothèque. Après avoir parlé des animes de saisons dans la première partie, je vais à présent revenir sur celles hors-saisons que j’ai vues. Je reviendrai également sur les films et quelques oav vus ces six derniers mois.

Parce qu’il existe des animes hors-saison

J’ai toujours autant de mal à me consacrer aux séries hors saison tant le rythme saisonnier me prend du temps. Au point d’ailleurs que j’envisage franchement d’arrêter purement et simplement les séries de saison, à l’exception d’une ou deux séries. Bref c’est en réflexion, mais j’ai quand même pu mater quelques trucs pas mal du tout, à commencer par Denki-gai no Honya-san (Shin-Ei Animation, Crunchyroll).

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Moi face aux rageux.

J’ai dévoré la série en quelques jours lors des vacances de Noël, ce qui est devenu assez rare pour être souligné. Et j’ai potentiellement beaucoup à en dire dessus mais tachons plutôt d’être bref. On a là une comédie sur les employés d’une boutique de mangas, dont la grande majorité sont donc des otakus purs. À cela il faut ajouter une bonne dose de romance entre les différents personnages, et qui est rondement bien menée par ailleurs. Je suis rapidement tombé sous le charme de ces personnages variés et attachants, à commencer par Hio-tan et Sensei. Et voir les relations de chacun se developper fut aussi plaisant que surprenant. Ce n’est pas si courant de voir des couples se former de manière aussi « concrètes » dans des séries du genre (encore plus quand les protagonistes sont des otakus, stéréotypés souvent comme asociaux). On a alors un excellent fil rouge pour accompagner les épisodes qui sont évidemment emplis d’humour. On a quelques références à des mangas/animes, mais encore plus à la culture otak’ en général avec des blagues presque méta (ma préférée : dans le dernier épisode, les personnages font un cosplay d’un autre personnage dont ils partagent le même seiyuu – par exemple, Tsumorin se cosplay en Chiya Ujimatsu de Gochiusa car elles sont toutes deux doublées par Satomi Sato). Pour résumer, Denki-gai no Honya-san est une comédie romantique sur des otakus et écrites avec beaucoup d’humour, mais aussi beaucoup d’amour envers eux.

 

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Cadeau 👗😍

On enchaine sur une autre romance avec Golden Time (J.C. Staff, Crunchyroll). Une romance à base d’amnésie et de relations un peu trop « je t’aime moi non plus ». On notera tout de même la remarquable Kouko Kaga, véritable historique amoureuse mais dont la sincérité la rend plus qu’appréciable. Ses excès et son caractère bien trempé apportent cette touche de folie qui manque souvent à une série un peu trop droite dans ses bottes. Pour être honnête, je me suis souvent ennuyé sur Golden Time, malgré une histoire globalement touchante. Par contre c’était plutôt rafraichissant d’avoir une histoire du genre dans une université, et donc avec des étudiants. Cela change du cadre habituel du lycée et m’a permis du coup de mieux de me retrouver dans l’histoire, étant moi-même étudiant. Au final, ce que j’ai le plus aime de la série c’est son second opening.

 

Terminons en avec les romances en parlant de Seto no Hanayome (Gonzo, Crunchyroll). Recommandée par Lololeboiteux, on a là une romcom « à l’ancienne » (la série date de 2007) avec ses stéréotypes bien connus. Et c’est ce qui fait, pour moi, à la fois le charme et le principal défaut de la série. D’un coté, c’est plaisant car ce sont des stéréotypes mine de rien efficaces et qu’on davantage usés dans les séries plus récentes. Par contre, si certains ne sont pas déplaisants (le harem facile, le sidekick pervers et stupide du mc…), d’autres sont un peu plus lourds.

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Les activités en plein air, idéal pour sympathiser avec sa belle-famille !

Je pense principalement au père qui sur-protège sa fille, idem pour la petite tueuse en coquillage : c’est marrant un épisode (sauf la tueuse en coquillage, c’était un décalque nul du père déjà lourd donc ça me saoulait dès le départ) mais à force ça devient franchement gavant. Peut-être que cela changera par la suite (je ne suis qu’à l’épisode 6) (oui j’avance pas vite). La série est tout de même bien sympathique, drôle (et même sacrement barrée), avec un bon chara design. Une comédie à voir, et surtout à finir pour moi.

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Spectaculaire.

Quittons les romances pour une série bien plus virile, avec un héros qui se battra jusqu’au bout pour que la justice l’emporte : Inferno Cop (Trigger, Crunchyroll). Cette série d’ONA était une bonne manière de montrer ce dont ils étaient capables en matière d’humour, sans dépenser grand chose. Au final, on a 13 épisodes de 3 minutes de pur WTF avec une animation réduite au maximum (à ce point peut-on encore même parler d’animation d’ailleurs ?) et une explosion de JUSTICE enflammée. Une série complètement folle avec une histoire plus qu’en roue libre et avec un protagoniste bourré de charisme. Avec son format court, ça s’enchaine assez facilement sur une heure où on se marre bien. Vivement la saison 2 qui arrivera prochainement !

Suite au forcing incessant d’une certaine personne, je me suis mis à Natsume Yuujinchou (Brain’s Base). Se concentrant sur le personnage de Natsume, un adolescent ayant la faculté de voir les yokai (créatures surnaturelles du folklore nippon), chaque épisode proposera une histoire en lien avec ces derniers. La plupart sont plutôt émouvantes, comme celle avec la luciole, mais certains sont plus drôles (Natsume best girl). On en apprendra également davantage sur Natsume et le rapport qu’il entretient avec cette faculté assez lourde à porter. N’omettons pas Maitre griffou Nyanko-sensei, allié de poids et bon sidekick de Natsume, en plus d’avoir un super design dans sa forme de cochon d’inde ! Par contre, j’ai eu quelques difficultés à enchainer la série, faute à son rythme particulièrement lent. Non pas qu’il est soporifique, je me suis rarement ennuyé, mais chaque épisode me semblait bien plus long que ses habituelle 25 minutes. Mais d’un autre coté, ce rythme colle parfaitement bien à l’ambiance assez calme et campagnarde de la série. Sans omettre son ost de qualité, composée par le talentueux Makoto Yoshimori, toujours à l’oeuvre sur les dernières saisons. Amoureux des yokai et des tranches de vie, cette série est faite pour vous !

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Quand je vois qu’il n’y a pas de spin-off sur Reiko.

Films en folie

En début d’année, j’ai pris la résolution de regarder un film par semaine, histoire de combler un gros manque que j’avais jusqu’alors vis-à-vis de ce format. Du coup, entre février et avril, je me regardais un long métrage chaque vendredi soir (devant une bonne pizza généralement, mais c’est pas important). J’ai perdu le rythme depuis mais je vais essayer de m’y remettre très vite. Bref, j’ai vu un bon paquet de films sur lesquels je vais brièvement revenir.

En tout premier, et dans la continuité de mon visionnage de Détective Conan entamé en novembre, j’ai vu les cinq premiers films de la série. Excellente idée, chacun proposant des types d’affaire différentes mais surtout bien plus ambitieuses qu’habituellement. Conan est régulièrement poussé dans ses derniers retranchements, et ce pour mon plus plaisir. Même Kogoro Mouri est mis davantage en avant, particulièrement dans les films 2 et 4, toujours quand sa fille est en danger. Si évidemment on ne touche quasiment pas au fil rouge de l’Organisation, ces films sont d’excellentes productions en plus de la série. D’ailleurs niveau animation, cinéma oblige, le rendu est bien plus travaillé, avec quelques scènes assez incroyables (attention spoil du film 2).

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Kazuha appreciation cut

Enchainons avec l’étonnant Hal (Wit Studio), dans lequel de la SF se mêle à une romance. Sans être transcendant, ce mélange atypique aura réussi à me toucher même si j’ai quasiment oublié pourquoi, teehee ~. Plus sérieusement, l’histoire sait surprendre et pour un film d’une heure, je n’ai pas été déçu.56041

La dernière fois j’avais parlé de Your Name, et depuis j’en ai profité pour voir deux autres films de son réalisateur, Makoto Shinkai. Garden of Words (The Answer Studio – CoMix Wave Films, ADN) et Voyage vers Agartha (CoMix Wave Films, ADN) sont assez différents l’un de l’autre, le second étant beaucoup plus axé sur le fantastique. Pour Garden of Words, j’ai beaucoup aimé sa poésie avec cette romance qui s’installe peu à peu au travers d’un « rendez-vous » régulier. Et même si j’ai été moins épris que devant Your Name, il reste une excellente production très « Shinkai » dans l’esprit. Par contre j’ai moins apprécié Voyage vers Agartha. Je me suis pas mal ennuyé et j’ai assez peu accroché à l’histoire ainsi que l’univers développé tout le long du film. J’ai eu une impression d’inachevée à la fin, comme s’il n’avait pas conclu toutes les thématiques qu’il avait abordé. Et avec sa protagoniste Asuna, j’ai retrouvé la vilaine sensation de Terror in resonance de ce personnage principal omniprésent et pourtant si spectateur. Bref, j’ai clairement pas accroché, d’autant plus que le chara design me plait pas trop (aussi pour ses précédents films mais là encore plus).

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[insérer blague sur la pluie]

Passons à un autre réalisateur plutôt connu en France : Mamoru Hosoda. Là encore j’ai vu deux de ses films, à savoir Les Enfants loups, Ame et Yuki (Studio Chizu, ADN) et Summer Wars (Madhouse, ADN). Et là encore, j’ai moins apprécié le second cité. Bon pour Les Enfants Loups, vu la réputation du film je savais à quoi m’attendre. Et si je n’ai pas été surpris, j’ai quand même vachement bien aimé le film. Du genre qui respire la chaleur humaine, de par la gentillesse, la persévérance et surtout l’amour de ses différents personnages. Mais sans tomber dans la naïveté, notamment de par les dures épreuves que devra surmonter la mère d’Ame et Yuki pour élever ses enfants. La cerise sur le gâteau étant le développement quelque peu surprenant des deux enfants-loups. Un film sur la famille par Hosoda, encore diront certains, mais qui marche bien. Sans aucun doute mon préféré du réalisateur.

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Avoir enfants-loups, ça mélange les inconvénients des enfants ET des chiens.

Pour Summer Wars, j’ai eu les mêmes soucis que pour Voyage vers Agartha. J’ai du mal à voir le rôle du protagoniste, le film part un peu dans tous les sens et semble moyennement aboutir… Ce qui est largement amplifié par le fait qu’on nous sert une flopée de personnages secondaires finalement…très secondaires justement. Par contre la réalisation était plutôt cool, avec des design orignaux et colorés. J’ai aussi vachement bien aimé le combat final, même s’il manquait de mise en place. Un bon film dans l’ensemble, mais pour lequel j’ai assez peu accroché (je suis un vieux relou en fait).

Par contre, Colorful (Sunrise – Ascension, ADN) fut une véritable claque. On suit l’esprit d’un homme qui est réincarné dans le corps de Makoto, un collégien qui avait tenté de se suicider, et devra découvrir pourquoi il en est arrivé là. On suivra alors comment ce réincarné profite de cette seconde vie, mais aussi composera avec l’entourage de Makoto (qui n’est pas des plus joyeux). L’histoire est au final assez pesante, mais aussi très perturbante car j’ai jamais vraiment su sur quel pied danser avec les différents personnages. Mais c’est un énorme point fort ici puisque c’est un effet recherché par le film. D’ailleurs, la morale et surtout la scène finale peuvent sembler un peu naïfs, mais elle est pourtant donnée en conclusion d’une histoire rude et réaliste. Une magnifique leçon de vie et de loin un des films que j’ai le plus aimé en ce début d’année !SeRH6Miy4ptdqdMpYhLsBg6ku_0

Enchaînons sur quelque chose de plus joyeux avec Saint☆Oniisan (A-1 Pictures) (adaptation du manga Les Vacances de Jésus et Bouddha, édité chez Kurokawa en France). L’histoire là c’est assez simple : Jésus et Bouddha sont en vacances au EXOTIC JAPAN. Du coup bah ils font des trucs de touriste, louent un petit studio et passent pour des gens louches. On a pas mal de blagues basées sur des références religieuses, ou encore sur leur nature de DIEUX1. Le tout avec une certaine exagération, mais pas trop non plus. Visuellement très propre et bourré de bons sentiments, une comédie parfaite pour rire un soir !Capture d_écran 2017-03-10 à 21.00.28

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J’ai aussi vu Psychic School Wars (Sunrise, All the Anime) mais comme pour Hal j’ai oublié pas mal de trucs. Sauf qu’en plus j’avais presque rien capté à l’histoire quand je l’ai vu. Donc quatre mois après…Bon c’était quand même cool, avec un peu d’action, de très jolis décors et le style pastel propre au duo Ryousuke Nakamura et Mieko Hosoi. On repassera par contre pour l’histoire, assez bordélique, ponctuée de quelques scènes en mode « auto-réflexion existentielle » qui font assez taches. Enfin c’était quand même plutôt sympa, et rien que pour le plaisir des yeux il vaut le coup !

Enfin, pour conclure sur les films, j’ai vu la seconde partie de Kizumonogatari (Shaft, Wakanim). Sur la continuité du premier, on entame les combats face aux différents spécialistes. Ils constitueront ainsi la grosse majorité du long-métrage, le tout ponctué de scènes avec Shinobu et la ô combien géniale Hanekawa. Par contre cela confirme aussi le principal problème : la découpe en trois parties. Dès qu’on est vraiment dedans, le film s’arrête. Là c’est quand même moins grave que pour le premier, mais ce choix purement économique reste regrettable. Si possible, enchainez les trois parties à la suite !Kizumonogatari_Nekketsu_00

Quelques hors-séries

Terminons cette seconde partie par les quelques OAV et autres ONA que j’ai vu ces derniers mois.

Il y a tout d’abord le spécial d’une heure Kiniro Mosaic : Pretty Days. Certes cet épisode spécial a d’abord été diffusé dans les cinémas japonais, n’empêche qu’il remplit plus un rôle d’oav que de véritables films. Se concentrant sur la sous-estimée Aya, son amitié avec Shinobu sera le principal sujet du special. Le tout du point de vue essentiellement de l’intéressée, sans réelle intrigue puisque tout semble se résoudre tout seul (ce qui est un peu décevant à vrai dire). En dehors de cette déconvenue, ce hors-série reste quand même bien sympa. Déjà parce que c’est un plaisir de retrouver les personnages de la série (ça manquait de Karen cela dit), mais aussi parce que ça étoffe des personnages souvent en retrait habituellement (Youko et Aya). Et la pièce de théâtre finale fut extreneemnt fun et random, une bonne manière de conclure, peut-être, la série en animation !

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Meilleure série ninjas que Boruto.

J’ai également vu les oav de trois séries plus ou moins récentes. Il y a déjà eu les deux hors-séries de Gabriel DropOut (Doga Kobo, Crunchyroll) d’une quinzaine de minutes chacun. Rien à dire vraiment pour le premier, simple épisode fan-service aux sources chaudes. Le plus intéressant est le second, où notre quatuor principal fera la rencontre d’une jeune fille aveugle. J’ai été très surpris de l’émotion qui s’est dégagé de cet épisode, surtout que la série n’avait jamais vraiment joué sur le drama jusqu’alors. Je ne dis rien sur son déroulement, mais clairement c’est un excellent hors-série à voir en plus de la série tv !

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Un sourire à protéger.

Il y a ensuite l’oav de Minakama (J.C. Staff, Crunchyroll), cet anime de vélo que j’ai vachement bien aimé et dont j’attends toujours le manga en France SVP. Rien d’exceptionnel si ce n’est un peu de développement pour Natsumi, qui n’avait pas été gâtée dans la série tv. Pour le reste, c’est encore un épisode sur un promenade en vélo (ici en Taiwan) avec la joyeuse troupe, Fuyune, de beaux décors et surtout Fuyune. Reste donc à espérer le manga chez nous, hashtag on y croit !

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Fuyune ♥️📸

Enfin un petit mot sur l’oav de New Game (Doga Kobo, Crunchyroll). Pas extravagant, l’épisode permettait surtout de retrouver ses fabuleux personnages pour un moment de détente en vue de la (très bonne) saison 2 qui a débuté cet été.

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Hifumin appreciation cut

Ce sera tout pour cette seconde partie pour laquelle j’aurai eu étonnamment bien du mal à faire. Principalement parce que j’ai vu la plupart des films et certaines séries il y a quatre voire cinq mois, du coup les souvenirs peuvent être assez flous. Du coup à l’avenir j’essaierai de sortir des Gaekothèque un peu plus souvent, sur des périodes de 2-3 mois selon ce que j’aurais vu/lu. Sur ce, on se retrouve (je l’espère assez vite cette fois) pour la troisième et dernière partie qui sera consacrée à mes dernières lectures !


  1. Ouais ok Jésus est pas vraiment un Dieu mais osef c’est un être divin voilà c’est tout. ↩︎

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2 réflexions sur “Gaekothèque #3 – Hors-d’oeuvre (2/3)

  1. Enfin un nouvel article, j’avais oublié que t’avais un blog (hum..)
    J’ai même pas vu le trois quart des séries cités, par contre l’OAV de Gabriel DropOut est une perle, on s’attendait vraiment pas à avoir du drama comme tu dis, ça nous a tous agréablement surpris.
    Faudrait que je regarde plus de films d’animations aussi, j’en regarde jamais.
    Bon article une nouvelle fois, rendez-vous l’année prochaine pour le prochain :p

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