Gaek’Oscars 2016

L’année 2016 s’est achevée depuis plus de deux mois à présent mais il fallait que nous en parlions une dernière fois. Parce que comme chaque année, les Gaek’Oscars reviennent pour conclure l’année (avec un retard tout à fait relatif, je vous l’accorde).
Tout comme en 2015, cette édition portera un bilan globale sur les séries de japanimation diffusées au cours de l’année 2016. Et si l’objectif reste le même, la forme évolue avec la disparition notamment des flops (je préfère parler des trucs que j’ai aimé) et l’apparition de sous-catégories, tantôt extravagantes, tantôt juste fun. Et pour les catégories principales, nous avons toujours un prix d’honneur1 en plus du grand prix afin de mettre en avant une série qui le mérite.
Également, je préviens que les vainqueurs ne sont que le reflet de mes préférences personnelles. La subjectivité sera donc reine. Je dresse ici un bilan sur les séries que j’aurais apprécié en 2016 plutôt qu’à dire quelles seraient les meilleurs séries de manière stricte et objective.

Dans les grands absents de cet article, notez March Comes in Like a Lion, la géniale série de Shaft qui est toujours en cours à l’heure actuelle2 ou Yuri!! On Ice que je n’ai tout simplement pas vu. Pour la liste complète des séries éligibles (et que j’ai vu donc), c’est ici.


Prix du meilleur opening

Au départ, je pensais repartir sur une base de six nominés par catégories comme l’an passé. Mais dès la catégorie opening j’ai du revoir mes plans. Impossible pour moi de réduire ma sélection à six génériques. Et même en montant à huit nominés, le choix fut cornélien. Surtout que de toutes, cette catégorie (et celle consacrée aux ending) est certainement la plus subjective de toutes. Sachez cependant que je juge autant pour la qualité visuelle que musicale d’un opening, ainsi qu’à sa manière d’incarner la série qu’il introduit.
Sont nominés dans pour le meilleur opening : Knew day ((K)NoW_NAME) et son thème de violon endiablé pour Grimgar ; GATE II: Sekai wo Koete (Kishida Kyoudan & The Akeboshi Rockets) pour la seconde saison de Gate et qui reste excellent malgré ses fortes similarités avec le premier opening ; Great Days (Karen Aoki & Daisuke Hasegawa), le quatrième générique de JoJo’s Bizarre Adventure: Diamond is Unbreakable qui aura admirablement rempli son rôle de générique final ; Lay Your Hands on Me (Boom Boom Satellites), l’emblématique opening de Kiznaiver ; 99 (Mob Choir) dont le thème extravagant aussi bien visuellement que musicalement correspond à merveille à Mob Psycho 100 ; Serendipity (ZAQ) de Flip Flappers qui aura brillé par ses pointes électro et son animation folle ; Nihongo Wakarimasen (Yui Ogura) parce que Teekyuu c’est aussi des génériques cool ; Gospel Of The Throttle (Minutes Til Midnight, version remixée) de Drifters et qui ne pouvait être absent de cette catégorie tant il brille musicalement et visuellement.

Prix d’honneur – Knew Day ((K)NoW_NAME)

Hai to Gensou no Grimgar était une série très jolie, arborant un style particulièrement épuré. Son opening ne trahit pas cet esprit avec un visuel des plus sobres. On se contente des personnages principaux, tantôt habillé d’une sorte de justaucorps, tantôt se préparant pour leurs sorties aventureuses. Ajoutez à cela des billes en grand nombre et vous avez à peu près tout ce qui apparait dans cet opening. Et pourtant ce visuel est rudement pertinent par rapport à la série. Comme cette dernière, il se concentre avant tout sur ses personnages et rien d’autre. Il est d’ailleurs intéressant de remarquer les mimiques et la gestuelle de chacun quand ils mettent leur équipement. C’est une manière assez subtile de nous introduire leur personnalité. Enfin, les billes s’entrechoquant à la fin sont un parallèle assez évident avec les différents personnages dont les vies sont toutes liées, directement ou non.
Mais ce n’est pas pour ses qualités visuelles que j’ai voulu décerné un prix d’honneur à Knew Day. Ce qui m’a vraiment fait adorer cet opening c’est tout simplement sa musique. Son violon endiablé, sa batterie percutante et la voix d’Ayaka Tachibana rendent ce thème incroyablement vif et puissant, sans lui faire perdre en harmonie. Une superbe chanson dont le dynamisme semble insuffler à ses personnages quand ceux-ci préparent leur équipement et que le tempo s’emballe. Pour terminer, j’en profite pour souligner la qualité générale de la bande originale de Grimgar qui comporte aussi bien des thèmes de rock oppressant que bien plus posé pour les scènes « tranche de vie ». Une valeur sûre dont je ne peux que vous recommandez l’écoute.

Vainqueur – Great Days (Karen Aoki, Daisuke Hasegawa)

JoJo’s Bizarre Adventure est une série qui a toujours bénéficié d’excellents opening. Que ce soit Sono Chi no Sadame pour la partie 1 ou End of the World pour la partie 3, on a toujours eu droit à d’excellentes chansons et à des visuels de qualité. Mais les opening de Jojo ont un truc en plus que les fans de la série connaissent bien : sa manie à jouer avec ses génériques. Par exemple, pour l’épisode final de la partie 1 et celui de la partie 2, l’opening est doté d’effets sonores lui donnant un cachet spécial, du style « c’est LE dernier épisode, le grand final ». Une manie qui s’est élevée d’un cran quand, pour les épisodes finaux de Stardust Crusaders (la seconde saison), un élément scénaristique est carrément exploité dans le générique. L’effet est tout simplement saisissant.
Et dans Diamond is Unbreakable, le staff s’est fait plaisir. En intégrant encore plus profondément une élément de l’histoire, Great Days décuple encore l’effet obtenu précédemment dans le final de Stardust. Parce que là, c’est l’intégralité de l’opening qui se voit chamboulée. Une manière d’asseoir davantage l’élément scénaristique auquel ce changement est lié. Et c’est cette manière de jouer avec ses opening que j’apprécie dans Jojo, car en brisant le « sacro-saint » temps de l’opening, la série ne fait qu’impliquer davantage le spectateur.
Après, Great Days est également un très beau générique, au style en total accord avec l’ambiance année 90 de la série et dotée d’une certaine élégance grâce à des transitions soignées. Et la musique, excellente, lançait chaque épisode avec des « BREAKDOWN BREAKDOWN » excitants.
De tous les opening de 2016, Great Days est celui qui m’aura le plus marqué. Parce qu’il correspond à un arc plein de tension dans DIU. Parce que même sans ça il reste un excellent. Et évidemment parce que sa manière de jouer avec lui-même était particulièrement prenante. Le coup de grâce, c’est la version « Units », chantée par « JO☆UNITED », autrement dit l’intégralité des chanteurs de tous les opening de la série (et que j’ai découvert en préparant cet article en fait). Quel régal.


Prix du meilleur karaoké – Sharanran (miwa feat. 96 Neko)

Inévitable. Flying Witch était certes une excellente série, joliment réalisée et à l’ambiance bien posée, mais ce qui aura sans doute le plus marqué c’est son opening. Une explosion de bonne humeur pour introduire chaque épisode, avec des Shanranranran envoutant. Justement, la chanson, ses personnages tapant des mains et sa bonne humeur exercent sur moi un véritable tour de magie qui me donne irrémédiablement envie de danser. Vous voulez me faire chanter et danser à coup sûr ? Passez cet opening et vous pourrez profiter de ma (relativement) belle voix de ténor.
Shanranranran ~~


Prix du meilleur ending

Cette catégorie aura également connu une assez une assez forte concurrence. Ce qui peut étonner puisque je n’ai pas vraiment l’habitude de visionner les ending. Ma sélection dépend par contre des mêmes critères que pour les opening, à savoir le visuel, la musique et l’accord avec la série.
Les nominés pour le meilleur ending sont : l’excellent Kaze ga Fuku Machi (Luck Life) pour la seconde saison de Bungo Stray Dogs et son air agréablement mélancolique ; Hajimari no Sokudo (Sangatsu no Phantasia) dont le ton léger et dynamique collait parfaitement à l’histoire adolescente qu’était Kiznaiver ; FLIP FLAP FLIP FLAP (TO-MAS feat.Chima) pour Flip Flappers aura envouté plus d’un ; STYX HELIX (MYTH & ROID), premier ending de Re:Zero particulièrement splendide (oui c’est tout) ; Refrain Boy (ALL OFF) qui brille surtout visuellement et son style de peinture à huile (erratum : c’est de l’aquarelle, le tout basé sur la technique du paint-on-glass. Merci Pegase de la précision) , pour Mob Psycho 100 ; Vivace! (Kitauji Quartet) et ses superbes couleurs pastels dans Sound! Euphomium 2 ; Pipo Password (Teddyloid ft. Bonjour Suzuki), thème électro plein de douceur pour la mignonne série Space Patrol Luluco ; Harvest ((K)NoW_NAME), chanson aussi apaisante que belle pour Grimgar.

Prix d’honneur – Harvest (((K)NoW_NAME))

Et ouais, encore Grimgar. Encore pour un prix d’honneur. Mais c’est de nouveau la série d’A-1 Pictures qui se voit félicitée pour ses qualités musicale. Et c’est frustrant, car j’aurais bien aimé faire gagner Harvest tellement son thème est magnifique. La version chantée par Haruka Terui, la seiyuu de Shihoru, est ma préférée en plus d’avoir le potentiel de me briser le coeur par sa pureté. Alors ouais, visuellement ça vaut pas grand chose (c’est juste un gros plan en mouvement sur le poster de la série) mais d’un coté ça conserve les idées de l’opening en étant centré sur l’humain, et là le groupe principal.
Clairement, la véritable qualité de Harvest tient dans sa musique. Douce, apaisante, elle s’élève par moments dans un florilège d’émotions (enfin c’est comme ça que je le ressens). Et la version de l’épisode 8, celle chantée par la seiyuu de Shihoru donc, est encore plus belle. Avec sa guitare sèche et la magnifique voix de Haruka Terui, je suis entièrement charmé.
Un ending qui aurait dont mérité de gagner, même avec un visuel en berne. Mais, hé, le gagnant méritait encore plus la victoire.

Vainqueur – Pipo Password (Teddyloid ft. Bonjour Suzuki)

Ça fait combien de fois que je parle de Teddyloid sur le blog ? Je crois l’avoir mentionné une première fois pour Panty & Stocking with Gatherbelt où il avait réalisé un excellent travail. Depuis, et après l’envoutant et psychédélique Me!Me!Me!, l’homme est revenu en compagnie de Bonjour Suzuki pour signer Pipo Password, ending de Space Patrol Luluco, short de Trigger et réalisé par Imaishi.
Touchons un mot sur la version « normale » de l’ending, un morceau d’électro enchanteur qui sublime la voix de sa chanteuse tel un charme. L’ambiance correspond bien à celle de la série d’ailleurs, avec ce thème léger qui va avec la naïveté adolescente qui anime Luluco, personnage principal de la série. Le visuel se veut lui simple mais n’en est pas moins empli de poésie. Il faut avouer que de voir Luluco et Nova ainsi placé dans des décors de réalité véritable, le tout en noir et blanc, a son charme. C’est joli, charmant, harmonieux, bref c’est cool. Mais pas assez pour mériter ce prix quand même.
Pipo Password(Luluco on SILENT PLANET Remix). C’est le nom du remix (par TeddyLoid, encore) qui aura amené cet ending ici. Beaucoup plus puissant musicalement parlant, il survient en conclusion du douzième épisode. Le tout est en très bon raccord par rapport à l’animation, rendant la scène par ailleurs mémorable. La force de cette scène est multipliée par ce remix, complètement inattendu.
Et pour conclure avec un autre remix, celui de Taku Takahashi est pas mal lui aussi.


Prix de la meilleure bande originale – Grimgar

J’ai pas fait de catégorie meilleure bande originale puisque je suis très loin d’avoir écouté toutes celles de 2016 mais je suis quasi certain que Grimgar aurait fait partie des nominés. Et il aurait sans doute gagné aussi.
Déjà, la série a remporté deux prix d’honneur pour ses opening et ending. Un résultat un peu rageant mais qui va me permettre de parler des musiques de la série. Elles sont excellentes. Outre ses génériques, sa BO comporte bon nombre de thèmes particulièrement variés pour correspondre au mieux aux multiples facettes de l’oeuvre. On a ainsi le droit à des musiques ultra dynamiques pour les scènes d’action comme Growing ou Nutrient. D’autres sont bien plus posés, à la manière de Rainy Tone qui offre un superbe mélange entre piano et guitare électrique. D’autres encore sont fait pour les scènes de vie quotidienne, tel que Drop ou Daybreak. Une OST qui se veut ainsi parfois calme, parfois énervée et parfois extravagante. Enfin, impossible de ne pas mentionner Sun Will Rise, magnifique chanson où la voix de NIKIIE charme nos coeurs.
Ce n’est peut-être pas la meilleure OST de l’année 2016, mais c’est sans aucun doute l’une d’entre elles.


Prix du meilleur personnage masculin

Pour simplifier cette catégorie, j’ai retiré la distinction entre personnage principal principal et secondaire. Et vu les gagnants/nominés, j’ai bien fait tant cette distinction m’aurait donné de sacrés prises de tête. Si combat il y a eu, ce fut davantage pour le prix d’honneur. Le gagnant étant une évidence à mes yeux.
Les nominés pour le meilleur personnage masculin sont donc : le charismatique escroc de Mob Psycho 100, Arataka Reigen ; le raté, lucide et misérable – mais néanmoins génial – « héros » Konosuba, Kazuma Satou ; Yakumo Yuurakutei de Showa Genroku Rakugo Shinju et son passé déchirant ; Kira Yoshikage, l’incroyable antagoniste de JoJo’s Bizarre Adventure: Diamond is Unbreakable ; le gars sûr absolu de Orange avec Hiroto Suwa ; Souma Yukihira qui prend davantage de profondeur dans la seconde saison de Food Wars ; le Nobunaga Oda de Drifters pour son terrifiant coté calculateur comme seigneur de guerre ; et enfin Osamu Dazai de Bungo Stray Dogs, personnage empli de classe avec une écriture un peu simpliste mais efficace.

Prix d’honneur – Kira Yoshikage (JoJo’s Bizarre Adventure: Diamond is Unbreakable)

(Je préviens direct : ça spoile Jojo, pas fort, mais ça spoile quand même)
Succéder au grandiose antagoniste qu’était Dio n’était clairement pas une mince affaire. C’était tout de même le méchant emblématique de la série et sans aucun doute le plus puissant personnage jusqu’alors (enfin, hormis Jotaro j’imagine). Mais Diamond Is Unbreakable a relevé le défi avec brio. L’antagoniste de la partie 4, Kira Yoashikage, étant donc un excellent méchant.
Humain « normal » dans l’univers de Jojo (pas un vampire comme Dio par exemple), Kira se démarque surtout par son caractère. À la fois adepte d’un sacro-saint ordre et véritable maniaque, cet aspect contrastait complètement avec sa nature de serial killer psychopathe. Il avait la volonté absolue de vivre en paix alors qu’il soulageait également ses pulsions de tueur macabre. Un personnage complètement illogique qui lui confère d’emblée des sentiments de dégoût et de crainte. Le tour était joué. De plus, sa hargne pour rester en vie par tous les moyens atteindra des niveaux vraiment dérangés, avec le fameux Bites the Dust.
L’autre point fort de Kira, c’était évidemment son stand. Que serait un méchant de Jojo sans un stand digne de ce statut ? Et celui de notre vedette, Killer Queen, remplit parfaitement ce rôle. Son pouvoir est extrêmement simple (transformer ce qu’il touche en bombe) et pourtant d’une efficacité terrifiante. Sa « seconde bombe », sorte de machine à tuer automatique, aura tout de même réussi à poser de sérieux soucis à Jotaro et Koichi. Sans oublier bien sûr son pouvoir final, « Bites the Dust », infernal tant il semble impossible à contrer.
En somme, un antagoniste aussi puissant que répugnant, voire détestable. Similaire à Dio dans le rôle, mais complètement différent en terme d’écriture, Kira est de loin l’une des plus grandes réussites de DIU.

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Vainqueur – Arataka Reigen (Mob Psycho 100)

Bon, là il n’y a pas de réelle surprise. Il y a déjà pleins de gens qui ont du vous parler de Reigen et c’est certainement pas fini. Et après tout, il le mérite amplement.
Ce qui a sans doute le plus fasciné chez lui, c’est très probablement sa nature de charlatan assumé et de génie en escroquerie. Le tout appuyé donc par un charisme complètement dingue, avec une gestuelle surjouée complètement adaptée. Et concrètement, son charisme se base essentiellement sur son sang-froid absolu. Surtout quand il baratine. Et même quand il se retrouve dans de mauvaises positions, il arrive toujours à s’en sortir avec classe.
Sa relation avec Mob, et la grande importance qu’il a eu dans sa construction personnelle, est aussi une grande qualité de Reigen. Et c’est là aussi toute la subtilité du personnage qui se fait appeler « Maitre » par son jeune « apprenti ». Et si cela prête à rire puisque Mob lui attribue des qualités qu’il n’a pas, ce surnom se révèle particulièrement adapté vers la fin. Idem pour le grand final que l’on connait. Reigen nage constamment entre mensonge et sincérité, faisant de lui extrêmement dur à cerner. Est-il en train de mentir ? Est-il sincère ? Quelle partie de ce qu’il a dit est vraie ?
Reigen est un peu le Saitama du charisme, ou l’équivalent de Mob en ce qui concerne la confiance en soi. Il en déborde, il maitrise beaucoup trop bien l’art de la parole et on dirait que rien ne peut véritablement l’inquiéter. En plus d’être un vrai gars sûr.

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Prix « Personnage d’une série que je n’ai pas vu » – You Watanabe (Love Live Sunshine)

Bon, « meilleur » c’est vite dit. Comme je n’ai pas vu Love Live Sunshine, c’est dur (et même complètement illogique) d’affirmer que You Watanabe est le meilleur personnage de quoique ce soit. Tout ce que je connais d’elle, c’est ce que j’ai pu voir dans des extraits youtube random, une compilation de ses « yousoro ! » et des fan-arts. Mouais. Ça m’empêche pas d’avoir eu un petit coup de coeur pour cette nageuse aux cheveux courts. Mais au moins elle a de jolis fan-arts.

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Prix du meilleur personnage féminin

On reste dans les personnages avec cette fois les homologues féminins. Je ne crois pas avoir eu d’houleuses réflexions sur les nominés. De nombreux personnages s’imposaient systématiquement à mes yeux et même pour les deux gagnants, le choix fut guère difficile.
Nous retrouvons donc comme nominés pour la catégorie de meilleur personnage féminin : Yume, l’adorable chasseresse de Grimgar ; la folle des explosions Megumin, hilarante dans Konosuba ; le concentré de bonne humeur de My Hero Academia, Ochako Uraraka ; la plus mignonne des sorcières, Makoto Kowata dans Flying Witch ; l’extravagante mais surtout géniale Niko Niiyama de Kiznaiver ; la pure et naïve adolescente qui deviendra malgré elle patrouilles de l’espace, Luluco de Space Patrol Luluco ; la timide et incertaine Futaba Ooki alias Teko de Amanchu! ; Kumiko Oumae, impressionnante dans la seconde saison de Sound! Euphomium 2.

Prix d’honneur – Futaba Ooki (Amanchu!)

Là c’est vraiment le petit coup de pouce perso pour mettre en avant une série que j’aime tout particulièrement. Parce qu’en dehors de Teko (le surnom de Futaba), j’aurais très bien pu mettre Megumin, Luluco ou même Makoto. Mais voilà, Amanchu! n’a pas la chance d’avoir une fanbase aussi solide.
Le plus beau chez Teko, c’était son évolution. Voir comment cette timide jeune fille a pu se mettre à la plongée, rejoindre un club et se familiariser, peu à peu, à son tout nouvel environnement. Evidemment, le personnage de Pikari n’est pas étranger à ces changements et leur relation est même centrale pour l’une comme l’autre.
Teko n’est ainsi pas attachante juste parce qu’elle est timide ou ce genre de personnage « qu’on a envie de protéger ». C’est justement parce qu’elle fait des efforts pour changer et s’adapter à son nouveau monde qu’elle est formidable. Au fil de la série, et encore plus avec le manga, Teko la timide évoluera en Teko l’audacieuse. Simple, beau mais terriblement prenant.

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Vainqueur – Kumiko Oumae (Sound! Euphomium 2)

Déjà excellente dans la première saison, Kumiko a complètement explosé cette année. L’affaire Nozomi n’était en soi qu’une mise en bouche (elle y était engagée malgré elle). L’histoire avec Asuka la toucha bien plus. Déjà parce que sa relation assez étroite avec elle prit une toute autre mesure. Mais aussi parce qu’elle connaissait en parallèle un changement important dans sa vie familiale.
Avec ces événements, Kumiko prit conscience de l’importance d’assumer ses choix, d’appuyer sa volonté. Une thématique déjà abordée dans la première saison où elle acquit une véritable volonté par rapport à sa pratique instrumentale. Mais l’idée va plus loin en ajoutant à cela la notion de regret. Affirmer ses choix afin de ne pas le regretter ensuite.
Ce qui m’a sans doute le plus marqué, ce fut la scène où elle implore Asuka de continuer la fanfare, le tout à chaudes larmes et avec une insistance inédite chez elle. Kumiko voulait lui éviter de terminer comme sa soeur qui avait connu une histoire similaire à la sienne. Et en même temps, c’est Kumiko elle-même qui affirme sa décision de continuer la musique, tout en mettant au clair sa relation avec sa soeur. Kumiko a grandi, va encore grandir et a fait grandir son entourage, comme ce fut avant le cas avec Reina.

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Prix de la meilleure waifu – Hifumi Takimoto (New Game)

Relâchons-nous un instant pour un prix pourtant très important : la waifu de 2016. Et j’ai choisi Hifumi parce que…c’est celle qui m’est venu directement à l’esprit. Je l’avais déjà évoquée dans ma liste de waifu et les raisons sont assez similaires. Elle est timide et pas très sociale mais est d’une gentillesse admirable. J’aime bien aussi son regard blasé et souvent inexpressif, surtout que ça constate avec les rares moments où elle montre davantage ses émotions. Il y a aussi sa mignonne relation avec Aoba où elle fait preuve d’une innocence terriblement adorable. Et puis sa bouille me donne des pp bien cool qui me correspondent et ça j’aime.

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Prix de la meilleure idée originale

Le nom de cette catégorie n’est peut-être pas très clair. Par « original », je ne parle pas des productions originales mais de l’originalité des séries nominées. Bref, l’inventivité sera mise à l’honneur pour ce prix. Que ce soit dans la manière d’aborder un genre sur-usé ou par un concept plus que loufoque, les nominés qui vont suivre auront tous su faire preuve d’ingéniosité pour se démarquer.
Les nominés pour la meilleure idée originale sont donc : Grimgar pour sa revisite du genre isekai ; Oshiete! Galko-chan qui aborde le quotidien adolescent au travers de questions loufoques, décalées et un peu innocentes ; JoJo’s Bizarre Adventure: Diamond is Unbreakable et ses combats toujours plus inventifs ; Space Patrol Luluco qui parvient à raconter une belle romance adolescente au travers de sa folie permanente ; Tonkatsu DJ parce que franchement un ado qui veut devenir DJ en apprenant à faire du tonkatsu c’est juste du génie ; Flip Flappers qui possédait un univers visuel qui lui était propre tout en ayant un petit esprit Space Dandy ; Keijo!!!!!!!! et son concept osé mais néanmoins réussi ; To Be Hero dont le délire loufoque donne forme à une belle histoire.

Prix d’honneur – Grimgar

Je provoque un peu en mettant Grimgar dans cette catégorie puisque la série se base sur l’un des stéréotypes les plus utilisés de ces dernières années, celui d’isekai (des random qui se retrouvent dans un monde fantasy de mmorpg-like, SAO toussa). Mais justement, si la série est là c’est bien parce qu’elle arrive à aborder ce genre d’une manière assez rafraichissante.
Grimgar repose grandement sur un aspect très tranche de vie. Cela va même jusque dans les scènes de combat qui sont assez peu impressionnantes. Non pas qu’elles sont mauvaises, simplement qu’elles sont réalisées dans un certain réalisme. Prenez le groupe principal. Point de Kirito super fort ou de Shiroe aux stratèges imbattables, là on suit simplement une bande de personnes normales essayant de survivre tant bien que mal dans ce monde. L’accent est d’ailleurs mis sur les relations entre ces personnages et comment ils vont faire pour maintenir une cohésion dans leur groupe malgré leurs différences.
Hormis une base scénaristique commune aux autres Sword Art Onlinve ou Overlord, Grimgar se développe dans une direction radicalement différence. Et ce autant par son écriture (comme décrit précédemment) que par son visuel, avec ses superbes tons pastels et son ambiance souvent assez posée. Un bel exemple qui prouve que l’on peut toujours réussir à innover dans des genres que l’on aurait pu croire exploiter jusqu’à la moelle.

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Vainqueur – Keijo!!!!!!!!

Promis je vais en parler sans de jeux de mot avec « cul » ou « fesse », on en a tous assez bouffé je pense.
Avant le début de l’anime, la série me laissait franchement de marbre. D’un coté, on avait les gens qui disaient que le manga était vraiment cool. Puis de l’autre, ceux criant au scandale, que la japanim est morte, tout ça. Et moi je restais donc assez dubitatif car vu le délire de la série, bah, un accident est vite arrivé.
Et bon sang que c’était sympa. Oui, la série est remplie à ras bord de fan-service complètement abusé. Mais il n’est jamais vraiment forcé et, surtout, gênant pour la narration. Et puis il y en a tellement qu’on finit pas plus vraiment y prêter attention en fait. Sur ce point la série me rappelle Kill la Kill dont l’aspect « fan-service ecchi » était aussi très présent mais qui finit par s’effacer derrière le récit. N’exagérons pas, Keijo!!!!!!!! ne va pas jusque là mais je mentirai si je disais avoir regardé la série pour son aspect ecchi.
La série ne se résume en effet pas au ecchi, loin de là même. Keijo!!!!!!!! s’apparente même à une très sympathique série de sport. Avec ses nombreux personnages possédant chacun une caractéristique propre, ses tournois, ses duels et, surtout, des techniques aussi inventives qu’abusées. Le tout enrobé dans des développements de personnages simples mais honnêtes (que ce soit pour Sayaka ou Maya). Certes c’est pas incroyable mais c’est tout de même présent.
Ce prix, d’un coté, était fait pour Keijo!!!!!!!!. Son concept est complètement absurde et a de quoi laissé, à raison, dubitatif plus d’un. Mais pourtant la série parvient à être très sympathique, avec des duels prenant et une histoire honnête. C’est d’une certaine manière réussir à transformer du plomb en or.
De quoi rester sur le cul, ahah ! (Oups, désolé)

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Prix « Bordel d’où est-ce que j’ai vu ça » – Koukaku no Pandora

Là c’est le moment où je vous demande de l’aide parce que j’ai beau avoir vu la série il y un an, je comprends toujours pas.
Pour résumer la série, je vais vous ressortir le résumé que j’avais écrit dans ma preview de l’époque : « Alors c’est l’histoire d’une bimbo qui est accompagnée d’une neko-loli-maid-cyborg qui était en scaphandre sous l’eau et qui rencontre une loli-cyborg qui doit combattre des méchants en obtenant des données de combattante grâce à la neko-loli-maid-cyborg en mettant son doigt dans son port qui est au niveau de sa culotte. »
Bon sang mais quelle erreur (en plus j’ai employé le mot kawaii après mais tuez moi). Sinon si je parle de cette série c’est parce que, comme je l’ai déjà dit : j’ai strictement rien compris. Genre l’histoire parle dans un délire de cyborg-moe avec un monde futuriste et puis je sais pas y’a des méchants qui sont méchants parce qu’ils sont, euh, méchants ? Ce qui me perturbe c’est en regardant le staff. Genre le réal de la série c’est Munenori Nawa, qui a notamment réalisé…Kiss x Sis. AH. Cela explique des choses. Non ce qui me perturbe vraiment que Masamune Shirow est crédité en créateur original pour la série. Le gars derrière Appleseed et surtout Ghost in the Shell. Donc j’avoue ne pas encore avoir touché à ces séries (bientôt pour GitS) mais ce sont des noms qui ne me sont pas inconnus. Du coup voilà, si quelqu’un pouvait m’expliquer si j’ai raté une interprétation métaphorique dans Koukaku no Pandora qu’il me le fasse savoir. Il y avait peut-être un lien avec les anciens travaux du gars, je sais pas. J’ignore.
Ou alors le gars devient juste sénile et fait n’importe quoi.

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Prix de la meilleure écriture

On commence à entrer dans les prix les plus sérieux avec ici l’écriture. Et par écriture, j’entends par là de nombreuses choses, que ce soit un scénario complexe ou particulièrement émouvant, mais aussi une série dont la narration est particulièrement bien exécutée. Les nominés qui vont suivre illustrent assez bien cette idée, ayant tous des qualités d’écriture variées.
Les nominés pour la meilleure écriture sont donc : l’hilarant Konosuba que personne n’avait du voir venir ; Showa Genroku Rakugo Shinju avec son histoire bouleversante autour du rakugo ; Kiznaiver pour son récit sur l’amitié ; JoJo’s Bizarre Adventure: Diamond is Unbreakable avec des combats toujours plus originaux et surprenants ; Amanchu avec son histoire simple mais belle sur la vie : Mob Psycho 100 qui aura su être à la fois une très bonne comédie tout en se dotant d’une certaine profondeur ; Sound! Euphomium 2 dans la totale continuité de sa première saison ; Occultic;Nine dont le suspense terriblement efficace rappelle agréablement Steins;Gate.

Prix d’honneur – Konosuba

En terme d’écriture, Konosuba avait deux grandes forces : son humour et ses personnages. Le premier joue énormément autour du spectateur et de ses attentes vis-à-vis de la série. C’est la base même de son délire. Le personnage principal, Kazuma, est un parfait anti-héros, aventurier complètement raté, pervers et vicieux sans aucune ambitieux héroïque. Il en va de même pour sa première acolyte, Aqua, est une déesse aux nombreux pouvoirs mais trop stupide pour les exploiter. Le reste de la troupe, Megumin et Darkness, ridiculisent complètement les figures auxquelles elles correspondent (une mage à usage quotidien unique et une croisée-tank masochiste incapable de toucher sa cible).
Et cela continue dans le récit qui cherche constamment prendre à prendre le spectateur à contre-pied. On pourrait résumer le crédo de la série à « vivre une aventure de la manière la plus ridicule et stupide possible ». Parce que, et c’est sans doute le plus beau à mon sens avec cette série, l’histoire arrive à « avancer ». Prenez les épisodes sur l’attaque des choux verts ou la confrontation avec le dullahan. L’humour n’empêche en rien à l’avancement du récit, elle le fait juste avancer de manière complètement stupide. L’intégralité de la série, son univers, son évolution, son animation, ses scènes d’action, ses émotions, tout touche de près ou de loin à la stupidité.
Et concernant les personnages, même si j’ai finalement expliqué ce qui les rendait aussi géniaux, je dois leur reconnaitre une sérieuse sympathie. Ils sont fondamentalement stupides certes, mais possèdent ainsi une certaine part de sincérité qui fait plaisir. En fait, notre bande d’idiot, et surtout Kazuma, se fiche complètement des normes ou autres règles sociales, ce qui permet pour nous, spectateur, de complètement se relâcher le temps d’un épisode. Et malgré leurs nombreux différents, cette bande continuait à être soudée.
C’est sans doute ce joli et improbable mélange de stupidité et de sincérité qui a rendu cette série, pour moi, aussi magique.

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Vainqueur – Showa Genroku Rakugo Shinju

J’ai mis du temps à apprécier Showa Genroku Rakugo Shinju. Disons que je n’avais pas pris toute la mesure de cette série juste après mon visionnage. C’est au fil des mois, avec ce que j’ai pu en lire et en y repensant, que je me suis mis à penser « wow, c’était vraiment super bien Rakugo en fait ».
Le thème abordé par la série est déjà assez atypique, d’autant plus qu’il n’est pas évident à illustrer (le rakugo étant une forme de théâtre humoristique où le conteur reste assis durant l’intégralité de sa pièce). Et si la série s’en sort avec brio, c’est essentiellement grâce à sa réalisation. Mais les pièces montrées ne sont pas en reste car elles étaient toutes très sympathiques à suivre. J’y connais évidemment rien en rakugo et j’ignore s’ils ont choisi de grands classiques, toujours est-il qu’elles ne m’auront pas ennuyé.
Je me rappelle aussi avoir pas mal râlé sur le fait que, hormis le premier épisode et une partie du dernier, la série soit un immense flashback. D’un coté, je comprenais pas trop la démarche de nous avoir introduit des personnages au début pour ne plus les revoir. Et c’est pourtant ce qui fait tout le sel de la série. Au cours de ce flashback, on découvre le passé de Yakumo et sa relation avec Sukeroku. Deux personnages que tout oppose mais qui noueront une amitié exceptionnelle. Et c’est de loin ce duo qui fera tout le seul de la série, tant leur évolution mutuelle sera centrale. Bref, ce flashback installe d’importants éléments concernant Yakumo et l’histoire introduite au premier épisode prend alors un tout autre sens.
J’ai un peu de mal à mettre des mots sur Showa Genroku Rakugo Shinju et pour cause, la série touche en vérité à de nombreux thèmes, même de loin. On est subjugué par cette richesse d’écriture qui s’incarne également au sein de l’ambiance transmise par la série. Le tout avec des personnages profondément humains dont l’histoire est d’autant plus bouleversante.

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Prix « Série dont j’ai vu pleins de scènes sans la voir » – Love Live! Sunshine!!

Ahem. Je sais pas vraiment comment l’expliquer. Genre, j’ai vu un tas de scènes de Love Live! Sunshine!! sur YouTube mais sans regarder la série entière. J’ai même pas vu le premier Love Live, c’est dire. Je crois que ça a commence avec la blonde (Mari qu’elle s’appelle je crois) qui balançait des « It’s joke ». Ça énervait les gens. Sauf moi ça m’amusait. Puis il y a cette formidable compilation de je-sais-pas-qui qui balance pleins de « zura ». Vous savez ces expressions japs qui nous font marrer alors qu’en vrai ça doit être une vieille expression. Tiens et pour en rajouter sur You : une compilation de ses « Yousoro ». Me remerciez pas, c’est la maison qui offre.
Bon et comme cette catégorie est censée parler de scènes, parlons de ma préfèrée (bordel je raconte ça mais j’ai même pas vu l’anime, la logique doit être partie faire sa pause café). Et c’est celle-là, du cinquième épisode (vu le titre de la vidéo) où Riko se fait violemment poursuivre par un gros chien. Il y a un tas de trucs que j’adore, les expressions faciales (surtout Riko du coup), le montage, la musique endiablée, la mc-orange qui se fait écraser par sa cloison et la fin, quand Riko saute par dessus le balcon, avec les persos qui disent tous « Oh, elle vole ». Je trouve ça drôle voilà. Et cette nouvelle version de Love Live m’attire bien plus que la première donc faudrait qu’un jour je mate la série quand même.
Même si Idolmaster reste largement meilleur.


Prix de la meilleure comédie

J’aime bien rire. C’est sain pour le corps et pour l’esprit. Donc des animes qui font rire c’est bien. Et du coup cette catégorie est là pour récompenser les séries les plus drôles de l’année. Incroyable.
Les nominés pour la meilleure comédie sont donc : l’inattendu mais excellent Konosuba ; l’inévitable Teekyuu qui continue d’être toujours aussi teekyuesque (=génial) ; Sakamoto desu ga? et son humour certes répétitif mais tellement bon ; la romance adolescente déjantée d’Imaishi, Space Patrol Luluco ; l’incontournable Mob Psycho 100, doté de l’humour ravageur de ONE ; l’adorable et colorée série sur la création de jeu-vidéo, New Game! ; le spin-off WWW.Working, dans le parfait esprit de la saga Working!! mais en une seule saison ; Tonkatsu DJ Agetarou et son mélange inattendu des thèmes du DJing et du tonkatsu.

Prix d’honneur – New Game!

New Game! n’était pas une comédie hilarante, du genre à te faire exploser de rire (hormis peut-être quelques moments). Surtout que j’ai mis un peu de temps à pleinement l’apprécier, même une fois la série terminée. Et pourtant, la série a de grandes qualités à faire valoir. Comme son animation, joliment dynamique et colorée dans le plus bel esprit de Doga Kobo. On a ainsi eu droit a de jolis sakugas (c’est un exemple) et à de nombreux moments peu avares en mouvements sur les personnages, renforçant leur expressivité. Ce qui est d’autant plus efficace sur le personnage d’Hifumi qui n’est pas du genre à montrer facilement ses émotions.
On s’attache d’ailleurs assez rapidement aux différents personnages et à leurs personnalités. Même Nene. Même si sa voix est aussi affreuse qu’additive. De toute manière elle est au centre de la meilleure scène donc fin du débat. Le top reste les interactions des personnages entre eux, assez variées et surtout bien écrites. C’est là aussi l’avantage d’avoir des personnages avec de bonnes personnalités, permettant de jongler entre eux pour les dialogues et diverses situations. L’épisode sur le jour de congé était assez rigolo sur ce point, puisque l’on voyait les différents personnages d’une autre manière.
Ajoutez un opening plein de bonne humeur et vous avez une série qui déborde de bonnes ondes. Très hâte de retrouver tout ça avec la saison 2, d’autant qu’elle pourrait donner une nouvelle consistance à la série.

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Vainqueur – Konosuba

Une véritable bombe. Qui avait vu venir cette série ? Moi-même en ayant lu le synopsis, je m’attendais à un énième isekai harem particulièrement oubliable. À la place on a eu la meilleure comédie de 2016, de loin.
Décortiquons un peu cette surprenante réussite. Konosuba, c’est avant tout une bande d’aventuriers complètement nuls. Kazuma, l’aventurier aux Stats ridicules mais le seul à avoir un minimum de cervelle dans la troupe. Megumin, la reine de la magie explosive et qui ne peut l’utiliser qu’une fois par jour. Aqua, la puissante déesse à la connerie abyssale. Et enfin Darkness, alias Dustiness Ford Lalatina, la croisée incapable de toucher sa cible et tank complètement masochiste. Une fière troupe complètement naze qui nous fera pourtant rire épisodes après épisodes. À la fois pour les problèmes qu’ils causent, leurs façons de les résoudre ou même les interactions entre eux. Tout était drôle.
C’est d’ailleurs là l’autre grande force de cette série : elle m’aura fait rire en permanence. Là où beaucoup d’excellentes comédies ont des moments en deçà, Konosuba est au contraire allé crescendo au fil de sa diffusion. Certes c’est plus facile quand on ne dure que 10 épisodes mais la seconde saison qui vient de s’achever fut tout aussi drôle (si ce n’est plus). Et pour y parvenir, elle repoussait sans cesse les limites de la bêtise, du ridicule. Mais sans jamais tomber dans de l’humour facile. Ajoutez à cela une animation limitée mais néanmoins déjantée et des seiyuus complètement à fond, et le succès de la série devient limpide.
Evidemment, l’effet de surprise y est pour beaucoup. Comme je l’ai dit, personne n’avait vu venir cette série. Les producteurs non plus sans doute, n’ayant alloués qu’un budget certainement limité (cf l’animation) et seulement 10 épisodes. Mais maintenant la bête est lâchée, les « EXPLOOOSIOOON!!!! » résonnent de partout et on n’a plus envie de se séparer de cette bande d’idiots.

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Prix du meilleur nanard – Bakuon

La subtilité dans Bakuon était un concept inexistant. Faut dire qu’avec comme base de jolies filles et des motos, ça volait pas haut. Donc ouais, c’était une série bien « beauf » en soi et qui en aura fait râler plus d’un. Surtout qu’on a eu des scènes assez olé olé (surtout quand la prof bourrée se met à peloter ses élèves). Mais malgré, ou plutôt grâce, à tout ça, j’ai bien aimé Bakuon. C’était affreusement con, terriblement pas sérieux avec beaucoup d’absurdité, comme la tête des moniteurs de moto ou le majordome de la fille riche (qui se baigne oklm juste à coté des filles dans un onsen à ciel ouvert, genre osef total). Ou le personnage de Raimu, véritable mystère de la série. Et puis dans les personnages on a quand même Rin, blonde et doublée par Nao Touyama. Du coup moi j’étais comblé.

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Prix de la meilleure animation

Les trois prix qui vont suivre, meilleur animation, visuel et réalisation, sont assez ambiguës donc je vais brièvement vous expliquer ce à quoi ils correspondent. Ici, ce prix se concentre sur l’aspect technique d’un anime, la qualité de son animation, ses sakugas, etc… L’idée avec ces trois prix est de mettre en avant différentes séries dont les qualités graphiques s’incarnent de manières très différentes.
Les nominés pour la meilleure animation sont donc : l’évident Flip Flappers et ses délires visuels variés ; Kabaneri of the Iron Fortress pour son action de haut-vol ; Re:Zero qui a également proposé un bon nombre de belles séquences d’action ; Sansha Sanyou pour son abus de smears et autres in-betweens dans le plus grand délire doga-koboesque ; Space Patrol Luluco pour la folie Trigger/Imaishi et cette séquence bordel ; Mob Psycho 100 parce que...je dois vraiment me justifier ? ; Sound! Euphonium 2 car en plus d’être ultra joli, c’est animé avec précision ; Jojo’s Bizarre Adventure: Diamond is Unbreakable qui offre encore une fois des combats forts bien animés.

Prix d’honneur – Flip Flappers

Sur ce blog, j’ai déjà parlé à plusieurs reprises de Space Dandy, formidable projet mélangé passion, créativité et folie, le tout orchestré par le ô grand Shinichiro Watanabe. J’avais adoré cette fièvre artistique lors de la diffusion de la série et Flip Flappers m’a, dans une moindre mesure, rappelé un peu ce sentiment.
Le lien plus évident est incarné par Kiyotaka Oshiyama, réalisateur de la série et qui a surtout travaillé comme episode director sur les épisodes 9 et 18 de Space Dandy (respectivement l’épisode sur les plantes et celui sur la pêche). Autrement dit deux de mes épisodes préférés de Space Dandy. Rien que ça. Et surtout deux des plus fous en terme d’animation (jugez par vous-même). Et ça se retrouve dans Flip Flappers du coup, série qui ne lésine jamais sur son animation offrant bon nombre de séquences folles. Un de mes moments préférés, par exemple, avec le premier épisode où Papika se met à surfer dans les airs au sein d’un monde enneigé, entourée de créatures gigantesques (à voir ici). Mais la série est très variée dans ses fantaisies visuelles, allant du monde ultra-minimaliste à la TRON aux déserts de Mad Max, en passant par une vieille école nippone à ambiance glauque. Certes cela touche là davantage au visuel pur qu’à l’animation, mais cela permet surtout d’apprécier cette dernière dans autant de cadre différents.
Et même si la fin semble avoir été un peu difficile pour la production (cette scène composée uniquement de plans fixes dans le dernier épisode me fera toujours bizarre – heureusement c’était une scène très anodine), l’ensemble aura su ravir mes petits yeux. Plus qu’une envie, retrouver Oshiyama sur de nouveaux projets (ce qui est déjà prévu je crois).

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Vainqueur – Mob Psycho 100

Nan mais franchement vous vous attendiez vraiment à une autre série ? Mob Psycho 100 a juste atomisé la concurrence tellement la série était une claque visuelle de tous les instants. Que ce soit ses scènes d’actions, de comédie ou de vie quotidienne, la série exagérait constamment le trait et son animation. Bones nous gratifie même de plusieurs moments particulièrement puissants, illustrant littéralement de la folie (comme ici).
Mob Psycho est une véritable réussite sur son animation. Elle dégage une force et un charisme constant, Bones ayant réussi à parfaitement s’approprier le style brouillon, gras mais percutant de ONE. L’acting des personnages, et surtout ce merveilleux Reigen, est particulièrement bien travaillé. Leurs mouvements sont exagérés, dynamiques voire caricaturaux comme dans les dessins de ONE (encore un pour la route).
En vérité c’est simple, Mob Psycho jouit d’une animation exceptionnelle en tout instant. Un grand soin est porté aux gestes des personnages, tandis que de nombreux traits peuvent venir appuyer leurs expressions. Les scènes d’action parlent d’elles-mêmes, le combat entre Mob et Koyama étant sans aucun doute l’une des scènes de l’année. Et l’illustration des émotions de Mob, éléments importants dans la série, s’incarne au travers un choix artistique aussi impressionnant que pertinent. Voilà ce que donne une oeuvre dont l’animation et le style sont parfaitement maitrisés.

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Prix du meilleur fan-service – Tawawa On Monday

Tawawa On Monday, c’est avant tout de jolies illustrations de jolies filles/femmes bien formées publiées chaque lundi par Strangestone, littéralement « Pierre étrange » (est-ce important ? Non.). Mais c’est aussi une série d’ONA sympathiquement animés, quoiqu’un peu trop brouillons par moments. Et c’était donc l’occasion, pendant quatre minutes chaque semaine, d’admirer la beauté géométrique du cast féminin de la série.
Mais ce qui était vraiment cool avec Tawawa on Monday, c’était la manière dont chaque épisode racontait une petite histoire du quotidien. Jamais rien de très fou, ça pouvait aller de l’examen médical d’Ai-chan à une tournée tardive dans les bars pour des employés de bureau. Pas grand chose donc, mais suffisant pour instaurer une petite ambiance et accrocher un minimum le spectateur. J’ai pas mal aimé également la manière dont la série se construit à partir des illustrations postées par Strangestone (qui constituent, je le rappelle, l’unique base pour la série). Certains épisodes partent d’une simple page et se construisent intégralement autour de cet élément, ce qui est assez fort je trouve. Bref, c’était du fan-service assez qualitatif, tant dans la « forme » que le fond.

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Prix du meilleur visuel

Pour cette second catégorie récompensant les qualités graphiques d’une oeuvre, nous allons nous concentrer sur l’aspect purement « visuel ». Cela inclut donc la qualité des décors, de son character design… Bref, on s’intéresse uniquement à ce qui est beau, joli et que l’on pourrait mettre dans un cadre pour le contempler des heures.
Les nominés pour le meilleur visuel sont donc : Grimgar pour ses somptueux décors pastels et son ambiance presque lyrique ; Showa Genroku Rakugo Shinju dont le visuel soigné et détaillé a brillamment instauré l’ambiance de la série ; Flying Witch qui aura très joliment dépeint son histoire campagnarde ; Kabaneri of the Iron Fortress avec son ambiance steampunk très réussie ; Amanchu!, sublime dans la représentation de son cadre littoral ; New Game! et son ambiance joliment colorée aux décors fournis ; Sound! Euphomium 2, l’évidence de KyoAni ; Flip Flappers qui, en plus d’être joliment animé, a le chic d’avoir un style visuel changeant et assez original.

Prix d’honneur – Grimgar

C’est Grimgar qui m’aura fait connaitre Ryousuke Nakamura et Mieko Hosoi ainsi que leur superbe style pastel. La beauté des décors, que l’on doit notamment à feu Atelier BWCA, s’accordait pleinement au chara design très soigné de Mieko Hosoi. Les lumières étaient globalement bien maitrisées et les combat joliment animés, à défaut d’être extraordinaires.
Et c’est justement là que brille le style visuel de Grimgar. S’il est joli, ne fait pas uniquement pour faire plaisir à nos petits yeux mais surtout pour donner une ambiance à la série. Elle ne fait jamais dans l’exagération et s’ancre au contraire dans un profond réalisme. Ce qui se sentait avec la petite troupe principale, une bande de cinq inconnus un peu paumé et dénués de caractéristiques incroyable, s’incarne dans le visuel. On les suit dans leur petite vie quotidienne d’aventuriers, et surtout en dehors de leurs expéditions. Ce qui donne lieu à de nombreuses scènes nocturnes, avec de jolis jeux sur les lumières comme ici avec celle d’un feu crépitant au fond.
Ce réalisme se retrouve également dans les scènes d’action, animées avec une certaine simplicité. L’animation n’y est pas rudimentaire, mais loin d’être exagérée comme cela pouvait l’être dans un SAO ou autre Overlord. Autre point de réalisme ici avec la mort et sa non-sublimation. Les coups portés sont peu adroits, souvent à coté des points vitaux, exigeant d’en porter d’autres, comme là. C’est assez cru sans être gore.
Toute la série s’inscrit dans cette volonté de réalisme simple, voire même lyrique, pour mettre en scène le récit de nos aventuriers. Le choix du duo Nakamura-Hosoi et d’une bonne partie du staff d’Aiura se comprend alors, leur style visuel donnant au monde de Grimgar sa beauté lyrique et son harmonie.

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Vainqueur – Sound! Euphomium 2

Encore une fois, KyoAni nous a sorti le grand jeu. Alors que leur série de début d’année, Myriad Colors Phantom World, était clairement le strict minimum du studio (ce qui ne l’empêche pas d’être une série très jolie), Sound! Euphomium 2 a directement mis les pieds dans le plat avec un premier épisode de 50 minutes et une jolie scène finale à base de feux d’artifice.
S’ensuit les qualités auxquelles KyoAni nous a presque trop habitués ces dernières années, et encore plus avec Hibike. Le character design notamment est toujours plus soigné et travaillé. En témoigne cet album qui référence l’apparition de tous les personnages de fond de la série. Et attention, je ne parle pas de Sapphire et compagnie. Mais bel et bien des personnages de fond, les autres membres de la fanfare. Et sur les personnages principaux, c’est avec un acting aussi sobre qu’élégant que le studio les anime. Et que dire des décors ? Complètement monstrueux, particulièrement fournis en détails. Il en va de même pour les scènes de concert, toujours aussi splendides. L’animation des instruments est encore une fois réalisée avec une extrême précision, rendant les scènes de concert impressionnantes.
Le plus grand exploit de KyoAni pour moi, c’est de nous rendre cette excellence banale. Tout est constamment beau et les scènes même peu importantes sont réalisées avec brio. Et la manière dont ils rendent vivants tout un groupe de personnages, et ce jusqu’aux figurants, est la meilleure illustration du talent de ce studio.

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Prix des meilleures endcard – Sansha Sanyou

Je n’ai pas vraiment aimé Sansha Sanyou et c’est assez malheureux, la série pouvant être tout de même bien sympathique. Par contre, elle aura eu le mérite de proposer de très jolies endcard. Et là où ça devient intéressant, c’est que le manga d’origine est publié dans Manga Time Kirara. Résultat, on retrouve plusieurs auteurs publiés dans les autres magazines de la famille Manga Time. L’endcard du premier épisode est par exemple signée par Harikamo, l’auteure d’Urara Meirochou qui vient de justement connaitre une (très sympathique) adaptation en anime. Il y a également celle de l’épisode 4 qui est dessinée par l’excellente Hara Yui (Kiniro! Mosaic). Autre coup de coeur pour l’épisode 6, par Makoto Kawai, auteure de Koufuku Graffiti, et au trait particulièrement fin et élégant. On peut également noter celle du septième épisode et dessinée par Tachi, auteure de Sakura Trick. Enfin, j’ai bien aimé l’endcard de Kuroda bb, l’auteure d’A-Channel, pour l’épisode 11.
Niveau endcard en 2016, j’aurais sinon pu parler de celles d’Occultic;Nine, avec un paquet de bons artistes et certaines vraiment très jolies. Anne Happy en a également des très jolies mais moins dans mon style. Sinon j’aurais ici pu parler du troisième lot d’encard de Gochiusa, résultant d’une nouvelle rediffusion de la série l’an passé.

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Prix de la meilleure réalisation

Pour conclure avec les prix portant sur le visuel, et avant d’aborder les catégories finales, récompensons donc les séries qui auront brillé pour leur réalisation. Encore une fois, sachez que j’entends par « réalisation » l’usage qui est fait du visuel d’une oeuvre, mais également de son montage, sa musique et l’ambiance qu’elle parvient à instaurer. L’accent est donc porté ici sur la capacité à exploiter le médium qu’est l’animation.
Les nominés pour le meilleur visuel sont donc : Konosuba dont l’animation cartoonesque aura bien fait rire ; Showa Genroku Rakugo Shinju et ses nombreuses excellentes scènes de rakugo ; Anne Happy qui, tout en couleur, aura transmis une jolie morale positive ; JoJo’s Bizarre Adventure: Diamond is Unbreakable qui bénéficie encore et toujours d’une réalisation léchée, comme ses jeux de couleurs ou ses onomatopées ; Space Patrol Luluco au rythme nerveux et au style déjanté au travers duquel on suit l’évolution de la petite Luluco ; Mob Psycho 100 et son studio Bones auront su tirer le meilleur du trait de ONE ; Occultic;Nine qui aura su instaurer une ambiance macabre et dérangée sur son intégralité ; Drifters et sa réalisation sombre pleine de puissance.

Prix d’honneur – Occultic;Nine

Il y a certainement pleins de choses qui ne vont pas dans l’écriture d’Occultic;Nine, même si personnellement je lui accorde un certain charisme dans sa manière à débiter beaucoup d’éléments pour dire très peu de choses. Mais ça suffit à poser une ambiance. Ou presque.
Parce que l’essentiel de la série se trouve là, dans sa réalisation. La série se démarque par une ambiance glauque et dérangée, touchant constamment au paranormal. Les traits des personnages sont ainsi « brouillés », comme si ce qu’on voyait n’était pas la véritable réalité. Le cadrage est aussi très astucieux, décalant souvent des personnages ou « penchant » plus que de raison les plans. Le spectateur est ainsi perturbé tout au long de son visionnage. Les lumières sont également mises à profit, soit pour créer de l’oppression dans une scène ou appuyer la sensation de dérangement avec des couleurs inhabituelles (tel que le rouge).Les expressions et gestuelles des personnages, surtout antagonistes, sont là encore mises à profit pour un but identique. La série fait également usage de très jolis décors, qui ancrent à la fois la série dans la réalité tout en conservant une part de fantaisie.
Occultic;Nine est une série qui parle beaucoup, littéralement. Ses personnages balancent des dialogues souvent longs et complexes, avec une vitesse qui frôle souvent l’indigeste. Il en va ainsi de même pour sa réalisation qui tire de plus en plus vers le glauque au fur et à mesure que les révélations se font. Il y a également quelques idées de mises en scène sympathique, comme pour le pouvoir de Kisaki. Mais si la série est bavarde, ce n’est donc pas en tant que grande gueule qui n’a rien à dire. Elle fait au contraire preuve d’une ingéniosité qui rappelle Steins;Gate, qui s’inscrit d’ailleurs dans le même univers.

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Vainqueur – Mob Psycho 100

Adapté une oeuvre de ONE suggère d’emblée une réalisation particulière et originale, tant l’auteur de One Punch Man aime jouer avec les codes. Et Mob Psycho 100 n’en démord pas, que ce soit pour ses designs grotesques de monstres ou des clients de Reigen. La gestuelle de ce dernier est d’ailleurs redoutable, comme j’ai pu l’évoquer plus haut. Mais là où Bones, le studio, a vraiment eu une bonne idée, c’est de conserver le trait épais et prononcé de ONE. Si celui-ci perd le coté brouillon du manga (qui est franchement le vrai défaut au dessin de ONE), il en garde toute la puissance. Et cela se voit sur de très (trop) nombreuses scènes.
Les émotions de Mob sont un élément central de la série, et il faut reconnaitre qu’elle a parfaitement su comment les représenter, comme ici (léger spoiler attention). Le choix des couleurs et la façon d’animer l’ensemble est là capital. Ce qui rend cette représentation efficace, car on sent directement l’émotion qui submerge alors Mob.
Enfin, Mob Psycho brille surtout par son animation. Mais plus que pour l’aspect « bien animé », c’est par l’efficacité de celle-ci que la série est excellente. Chaque épisode avait d’incroyables séquences, et le reste du temps c’est le style général qui faisait le travail. À la manière de KyoAni avec Sound! Euphomium 2, Bones nous a habitué à cette excellence visuelle tout le long de la série. Avoir des séquences comme celle-ci (léger spoiler encore) devenait presque monnaie courante. Et que dire de cette séquence (spoiler, toujours) complètement incroyable, avec ces traits qui donnent tout le ton aux geste de Reigen.
Bones s’est clairement éclaté à réaliser Mob Psycho 100. Le matériau de base s’y prêtait très bien et on ne peut qu’applaudir le travail accompli. Et tout ça pour notre plus grand plaisir.

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Prix du meilleur épisode spécial – Working!!!: Lord of the Takanashi

Si j’étais un hipster parisien, j’aurais évidemment calé un mot sur Your Name, ce chef d’oeuvre signé Makoto Shinkai. Mais pas de bol, il se trouve que j’habite à Lille. Donc on va plutôt parler de Working!!!: Lord of the Takanashi, le hors-série conclusif de la série du même nom.
Ce hors-série n’avait en soi rien d’exceptionnel. Son animation était dans les standards de la série et l’écriture franchement linéaire et simple. Ce qui rend cet épisode si spécial, c’est qu’il conclut une saga après trois saisons et 39 épisodes. C’était très certainement la dernière fois que l’on verra la petite troupe du restaurant Wagnaria, et voir les multiples relations connaître chacune leur conclusion fut assez spécial. Un peu comme de voir un enfant grandir puis quitter le cocon familial. Et puis cet épisode restait très drôle, fidèle à l’esprit Working!!. Enfin, je dois dire ne pas avoir été indifférent à l’utilisation du génial opening de la première saison comme ending.

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Prix du meilleur format court

Pour cette avant-dernière catégorie, parlons un peu des formats courts. Ces séries ont le sympathique avantage d’être davantage ouvertes aux expérimentations. On trouve ainsi différentes durées (de 3-4 minutes jusqu’à 15 minutes) et pouvant résultées de techniques d’animations moins courantes, comme de la full-CGI. Et même si certaines semblent particulièrement douteuses, certains formats courts témoignent de vraies qualités artistiques qui méritent d’être soulignées.
Les nominés pour le meilleur format court sont donc : To Be Hero, étrange production alternant grande séquence d’animation avec de la 3D à moitié finie, mais dont l’histoire aura su m’émouvoir ; Teekyuu, l’anime de tennis-wtfesque qui reste toujours aussi excellent après huit saisons ; Space Patrol Luluco, le short démentiel d’Imaishi qui, encore une fois, parle avec folie de l’adolescence de Luluco ; Kagewani:Shou, série d’horreur classique mais efficace dans son écriture et sa réalisation ; Tonkatsu DJ, comédie mettant en scène l’improbable mélange du tonkatsu et du DJing ; Oshiete! Galko-chan ou comment des discussions candides sur la puberté donne une sympathique série sur l’adolescence ; Ooyasan wa Shishunki parce que son animation est aussi mignonne que géniale ; Tabi Machi Late Show et ses quatre épisodes sur le thème de l’éloignement, simple mais touchant.

Prix d’honneur – Tonkatsu DJ

Tonkatsu DJ, c’est l’histoire d’Agetarou, un ado qui passe sa vie à aider au resto de tonkatsu (plat à base de porc pané frit) familial. Mais un jour lors d’une livraison à une boite de nuit, il découvre les joies du dancefloor. Et en même temps, il y « voit » que l’art du DJing entretient un lien étroit avec celui de la préparation du tonkatsu. Il a alors trouvé sa vocation : devenir le DJ du tonkatsu !
C’est derrière ce synopsis improbable que prend place Tonkatsu DJ. Je ne vais pas vous cacher ne pas trop savoir à quoi m’attendre quand je l’ai commencé. Mais très vite la série dévoile une vraie personnalité autour de ces deux thèmes pourtant si éloignés. On est ainsi transporté du restaurant de tonkatsu et ses sons de fritures jusqu’aux différentes boites de nuit qu’abrite Tokyo. Ce second point n’est d’ailleurs pas faussement développé, la série nous faisant découvrir de nombreux DJ qui ont chacun leur propre patte musicale. Et la formation du jeune Agetarou ne fait que se poursuivre avec nonchalance. La série dénote aussi graphiquement avec un style grossier et parfois un peu brouillon, mais cela correspond pleinement à son ambiance dansante et loufoque.
Cette série fut ainsi une véritable bouffée d’air frais sur de nombreux aspects. Et c’est là la splendeur des formats court, permettant la production de séries aussi particulières que celle-là. Et c’est avec grand plaisir que j’ai suivi le jeune Agetarou découvrir ce monde du DJ, apprenant moi-même deux-trois petites choses au passage.

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Vainqueur – Space Patrol Luluco

Ce n’est pas un mystère, je suis un grand fan d’Imaishi. Du coup, c’était avec une certaine impatience que j’attendais Space Patrol Luluco. Mais tout de même avec une certaine retenue parce que, quand même, c’était un format court. Donc n’attendons pas non plus quelque chose d’aussi extra que Kill la Kill par exemple.
D’un coté j’ai bien fait, car la série reste limitée par sa condition de format court. Mais de l’autre, j’ai tout de même grandement pris mon pied. Les épisodes étaient storyboardés à la dynamite tant ça partait dans tous les sens. Au grand damne de la jeune Luluco, personnage principal, qui subit constamment la folie de cette série et donc de son entourage. Alors qu’elle souhaite juste avoir une vie normale. C’est aussi là tout le propos de la série qui aborde ainsi la notion de normalité, et de s’affirmer en créant sa propre normalité au lieu de chercher à se renier.
Mais ce serait bien précipiter de résumer Luluco. En dehors de son histoire adolescente très jolie, la série est une manière pour Imaishi, et son studio Trigger, de crier haut et fort leur propre nature. Les clins d’oeil à leurs autres séries ne sont par exemple pas là simplement par simple envie de fan-service. Et ce n’est pas non plus un hasard si, à la fin de la série, Luluco se transforme en Trigger-chan3, l’une des trois Trigger Girls, mascottes du studio. Surtout qu’elle annonce dans la foulée la série TV de Little Witch Academia, une autre production dans le parfait esprit Trigger.
Et dans cette pure tradition, héritée de chez Gainax, on a là une série complètement folle, drôle et bourrée d’action. Un parfait divertissement qui est joliment animé (à la Trigger, donc souvent en bricolant. Mais avec talent) et raconte une tendre histoire, celle de Luluco en quête d’identité. Et se paye le luxe d’avoir une bonne romance. Et une combat final surprenant de qualité, doté d’un thème musical fou. C’est beaucoup trop pour un simple short. Mais c’était surtout beaucoup trop cool.

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Prix d’honneur pour les séries absentes de cet article

L’année dernière déjà, les Gaek’Oscars avaient « oublié » quelques séries qui étaient pourtant bien sympathique. Et alors que dire de cette édition 2016, alors qu’elle couvre près du double de séries par rapport à l’an passé (61 contre 37) ? Evidemment qu’il y a un paquet de séries que je n’aurais pas mentionné, ou très peu au travers des nominations. C’est le format qui veut ça, avec la nécessité de sélectionner un nombre limité de séries avec comme optique d’en ressortir le meilleur. Et c’est bien pour ça que je pense changer de format pour 2017 (et de nom aussi car avoir un « équivalent aux oscars » avec mon pseudo était rigolo au début du blog, mais maintenant ça devient un peu gênant quand même). Rendons donc justice à ces séries que j’aurais peu, voire pas du tout mentionné ici.
La première qui me vient à l’esprit est Konobi, sympathique romcom lycéenne qui n’est pas particulièrement originale mais que j’ai beaucoup aimé. Notamment pour le personnage d’Imari, avec son joli design et sa personnalité dynamique. Notons que c’est aussi l’adaptation d’un manga de Muru Imigi, dont j’avais déjà bien aimé avec Saitou-kun wa Esper Rashii. Il y a également la saison 2 de Gate qui, à défaut d’être incroyable, aura tout de même le mérite de s’être faite une petite place dans mon coeur. En suite il y a aussi Durara x2 qui s’est achevé avec sa saison « Ketsu ». Une fin qui m’aura bizarrement pas tellement marqué. Par contre je n’oublie pas les quelques péchés sur la réalisation de la part du staff, qui n’avait clairement pas les mêmes moyens qu’à Brain’s Base. Enfin je râle mais Drrr!! reste une série que j’apprécie grandement pour ses personnages, son écriture et son ambiance urbaine.

Je ne tarie pas d’éloges concernant Hibike mais dois-je rappeler que KyoAni a fait une autre série en 2016 ? Et je fais parti de ceux qui ont (su ?) apprécier Musaigen no Phantom World. C’était pas du grand KyoAni clairement mais ça reste tout de même une comédie gentillette et colorée. Dans le même registre, n’oublions pas Anne Happy. Ses personnages attachants et sa jolie morale sur l’optimisme devraient donner sourire à bon nombre d’entre vous. Et encore dans le même registre (quelles transitions !!), Flying Witch est une vraie perle. Hormis Amanchu, aucune série n’a fait mieux en terme de tranche de vie, avec cette ambiance campagnarde saupoudrée de magie. Chaque épisode était une évasion dans un double univers, rustique et féérique, avec un visuel aux petits oignons comme J.C. Staff sait trop bien les faire.

Autre série de qualité mais peu évoquée avec Kiznaiver, cette histoire d’adolescents qui expérimentent les tréfonds de l’amitié. Un peu simple et surtout assez retenu pour une série de Trigger, cela ne l’empêche pas d’avoir une belle morale et surtout une panoplie de personnages attachants. Genre Nico la meilleure.

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Je dois également citer Bungou Stray Dogs, particulièrement bon sur son second court après un début poussif. De nombreux personnages, pas mal d’action et une très bonne réalisation, la série de Bones aura largement fait le boulot et aura consisté en l’une de mes meilleures découvertes de l’année. Avec des qualités similaires, je peux aussi citer Re:Zero, dont on a sans doute tous entendu parler de près ou de loin. La série fut globalement sympathique, avec quelques bonnes idées comme le personnage de Subaru. Reste à attendre une saison 2 pour en voir davantage.

S’il y a bien une série très sympathique que beaucoup doivent avoir oublier, c’est Tanaka-kun is Always Listless. La comédie nonchalante de Silver Link était très jolie, avec une ambiance assez calme et posée (vu son personnage principal c’est compréhensible). J’ai encore une fois bien aimé les personnages, notamment la brave Shiraishi. Une autre série que beaucoup auront sans doute oublier avec 91 Days, une passionnante série dramatique par le studio des Durara x2. Son ambiance de l’époque de la prohibition est très bien retranscrite, lui donnant un vrai cachet visuel.

La seconde saison de Food Wars peut être également salué, notamment pour la profondeur qu’elle donne à son personnage principale. Si le rythme était très perturbant, j’en ressors finalement satisfait et avec l’impression d’avoir été bien servi en action. Dommage qu’une saison 3 ne risque pas d’arriver, je devrai me rabattre sur le (très beau) manga pour connaitre la suite. Enfin, Girlish Number aura constitué ma dernière bonne surprise de l’année avec son histoire autour des seiyuus. Ce n’est peut-être pas la série critique sur milieu que j’imaginais, elle fut tout de même très interessante à suivre, montrant de bons points sur cette profession et l’industrie en général.

Il ne reste, maintenant, qu’à aborder les séries que, plus que toutes les autres, j’aurais aimé en 2016.


Prix du meilleur anime

Nous y voilà. La catégorie finale de ces Gaek’Oscars 2016. Quelle aura été ma série préférée de 2016 ? La réponse est pour bientôt mais découvrons, tout d’abord, les huit nominés :
Sound! Euphomium 2 : Evidemment. La seconde saison de la superbe série de KyoAni aura pleinement capitalisé sur les bases de la première, nous offrant une suite grandiose.
Mob Psycho 100 : L’autre évidence de l’année qui aura brillé autant par son animation impressionnante que par son écriture ingénieuse et hilarante.
JoJo’s Bizarre Adventure: Diamond is Unbreakable : une adaptation toujours aussi qualitative, avec une réalisation particulièrement fidèle au manga mais qui sait pleinement exploiter ce que le médium de l’animation lui permet. Mention spéciale à l’excellent Kira, excellent dans son rôle d’antagoniste principal.
Grimgar : Son excellent visuel et sa bande son ultra soignée n’y sont pas pour rien dans cette nomination. Mais c’est aussi pour son approche originale des isekai que la série se retrouve ici.
Showa Genroku Rakugo Shinju : L’excellente série du studio Deen mérite bien des louanges. Son visuel, son histoire, ses personnages, elle ne manque pas de qualités.
Space Patrol Luluco : Parce qu’en plus d’être une production Trigger/Imaishi complètement déjantée, en plus de véhiculer une vraie morale sur la normalité et la quête d’identité de Luluco, la série parvient même à véhiculer un discours sur ses créateurs. Brillant.
Amanchu : Un tranche de vie brillant qui propose un véritable récit sur l’adolescence, la découverte d’un nouveau et les relations avec les autres. Débordant de poésie, Amanchu est de très loin le meilleur tranche de vie de 2016. Et sans doute une référence pour les années futures.
Flip Flappers : Coloré, à l’animation folle et offrant de multiples tableaux, cette série fut une véritable bouffée d’air frais en fin d’année. Seul regret avec son histoire un peu trop brouillonne voire précipitée. Mais dans l’ensemble, Flip Flappers est un incontournable de 2016.

Prix d’honneur – Showa Genroku Rakugo Shinju

Showa Genroku Rakugo Shinju aura été nominé dans la plupart des catégories, rien d’étonnant à cela. La série brille à tous les niveaux mais a le malheur d’être souvent dépassée, notamment en visuel. Mais parlons alors de là où elle est excelle : son écriture.
Tout bonnement brillante, l’histoire de Showa Genroku Rakugo Shinju raconte le passé du conteur de rakugo Yakumo Yuurakutei. Un passé tumultueux, marqué par l’obligation de se lancer dans un art qui ne l’intéresse guère. Mais sa rencontre avec Sukeroku va littéralement changer sa vision des choses. Une amitié profondément magnifique se créera alors. Et avec une bouleversante histoire pleine d’humanité. Les personnages de Rakugo sont emplis de réalisme, ni complètement gentils, ni complètement méchants. Ils sont comme des miroirs de nous-mêmes et c’est grisant. Ils sont capricieux, égoïstes, mais aussi aimant et bienveillant. Rarement la qualification de personnages profondément humains n’aura été aussi juste.
N’oublions pas le travail de Deen sur le visuel de sa série. La série est dotée de somptueux décors et sa réalisation ne démord pas, encore moins dans des scènes de rakugo. Alors qu’elles auraient pu être ennuyeuses, car montrant un seul personnage statique jouant sa pièce, j’ai au contraire pris un vrai plaisir à contempler ces scènes. Le montage et l’acting insufflé au personnage suffisent à dynamiser ces moments, le tout sublimé par un excellent travail des seiyuus. Un vrai régal, surtout pour moi qui – comme beaucoup de spectateurs occidentaux – ne devaient quasi rien savoir du rakugo avant.
Showa Genroku Rakugo Shinju fut une série magnifique, même si j’ai mis mon temps pour prendre toute la mesure de sa qualité. Et vu le succès particulièrement faible de la série chez nous, je me dois de vous dire de foncer sur le site d’ADN pour pouvoir admirer cette oeuvre. Surtout que la saison 2 vient de s’achever et promet de biens belles choses également.

rakugo

Or de consolation – Sound! Euphomium 2

Or de consolation, Hibike, j’espère que vous l’avez. Ahah comme on dit.
Pour le coup je triche un peu, avec non pas un mais deux prix d’honneur. Parce que je n’avais aucune envie de trancher entre Rakugo et Hibike. Parce qu’Hibike mérite tout autant d’être salué.
J’avais quelques appréhensions avant cette seconde saison. La première se concluait d’une très belle manière et me suffisait largement. Et je n’ai pas tout de suite était convaincu, la première partie étant bonne, mais pas incroyable. C’est clairement avec la seconde moitié que la série prend son envol. J’en ai déjà parlé mais Kumiko a réellement pris une nouvelle dimension à mes yeux. Elle a clairement grandi en s’impliquant davantage dans les troubles de la fanfare. Elle s’est affirmée personnellement en faisant le point sur ses sentiments et s’était très plaisant à suivre. Son duo avec Reina, en dehors d’un yuri-bait omniprésent pour ceux qui y croit, fut elle aussi un grand point fort. Si Reina fut en retrait par rapport à la saison 1, elle a néanmoins servi de support capital pour Kumiko.
Plus généralement, c’est toujours un vrai plaisir de suivre la vie de cette fanfare. Le soin apporté au chara design de l’intégralité de ses membres insuffle une vraie personnalité à ce groupe, quand bien même la majorité n’est jamais mise en avant. Et cette seconde saison nous montre, encore une fois, l’évolution de ce club de fanfare, son histoire, sa vie et ses tumultes. Tout le monde ne peut pas apprécier, mais j’ai personnellement beaucoup aimé. Il se dégage à la fois une simplicité et une beauté dans Hibike, ne tirant jamais sur la tristesse. Le ton est d’ailleurs très juste.
Et que dire du visuel ? Evidemment que c’est beau, splendide, magnifique. KyoAni nous a encore sorti le grand jeu. Le concert de l’épisode 5. C’était superbe. Mais le top reste, de très loin, la scène finale entre Kumiko et Azusa.
Sound! Euphomium, et je parle là de l’ensemble de la série, s’impose pour moi comme l’un des meilleurs KyoAni. Superbement réalisé, le tout raconte une superbe histoire d’adolescents et de leur fanfare. Et le trailer de Violet Evergarden balancé il y a peu semble gentiment nous dire que « Ce n’est pas fini ». J’en suis bien heureux.

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Vainqueur – Mob Psycho 100

On aura revu une série de ONE dans le top de 2016. Mais je pense que Mob Psycho 100 a quelques trucs en plus par rapport à One Punch Man, du moins au niveau de leur adaptation. Là où OPM finissait par devenir un peu répétitif, et sans réelle évolution, Mob Psycho offre une vraie progression de ses personnages. Et surtout au travers de Mob, ce petit garçon aux pouvoirs psychiques exceptionnels qui ne parvient pourtant pas à sortir de la masse. Celui qui ressortira le plus de la série, d’ailleurs est sans aucun doute Reigen (déjà auréolé comme meilleur personnage masculin). Cet escroc au charisme divin nous aura manipuler comme on lui semble pendant douze épisodes. Le reste du cast, loufoque ou attachant, reste lui aussi très sympathique.
L’animation et la réalisation, j’ai déjà pu en parler par deux fois. Mais il est bon de rappeler à quel point la série était un impeccable à ce niveau. Chaque épisode offrait de superbes moments d’animation, le combat contre Koyama étant sans aucun doute son apogée. La musique n’est pas en reste, avec d’excellents thèmes qui collent complètement à l’ambiance de la série. Tout comme les opening et ending sont superbes, autant visuellement que musicalement.
Mob Psycho 100 est une réussite à tous les niveaux, et il excelle particulièrement sur son aspect artistique. On doit une telle qualité tout d’abord à ONE, pour sa capacité à créer des personnages atypiques et des histoires simples mais qui explorent des thématiques fortes comme la quête d’identité. Mais aussi, bien sûr, au studio Bones pour leur travail sur l’animation. Et au final, moi, j’ai pris un plaisir fou à regarder la série chaque semaine. Avec beaucoup de hauts, très rarement des bas. La série étant excellente de bout en bout.

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Les Gaek’Oscars de 2016 s’achèvent ici. Et j’en suis assez satisfait, surtout pour la catégorie meilleur anime qui fait honneur à mes trois meilleures séries de l’année. Niveau japanim, 2016 fut pour moi une année assez pleine où j’ai regardé presque 15 séries chaque saison. J’ai depuis relâché pas mal le rythme et on verra quelle quantité j’aurai visionné pour 2017. Mais si j’ai évidemment pas le recul nécessaire pour estimer si 2016 fut une bonne année ou pas, qualitativement parlant, pour l’animation, j’ai tout de même la sensation d’avoir connu une bonne année. On a eu de nombreuses séries de qualité et on en retrouve une bonne majorité dans cet article. Pour finir, je souhaite juste vous inviter à vous jeter un oeil aux différentes séries que je mentionne ici. Et notamment Showa Genroku Rakugo Shinju, Amanchu voire Flying Witch, qui méritent d’être davantage mis en lumière.


  1. Petite précision, par ailleurs, que les prix d’honneur ne sont pas des secondes places. C’est juste une manière pour moi de mettre en avant une série coup de coeur ou vraiment excellente (mais pas assez pour gagner). ↩︎
  2. Ou du moins elle l’était encore au début de la rédaction de cet article. ↩︎
  3. Ce n’est pas un spoil, cette transformation survenant « en dehors » de la série et n’ayant aucun lien avec le reste de l’histoire. ↩︎

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4 réflexions sur “Gaek’Oscars 2016

  1. Très chouette article ! J’adore tes oscars parce que tu penses toujours à énormément de trucs auxquels personne ne pense jamais dans ses bilans ! Et cela fait plaisir de voir autant d’éloges surien Rakugo et Grimgar ! (par contre je croyais que tu avais plus aimé Kiznaiver que ça). Et ça donne envie de continuer Mob !

    Aimé par 2 people

    • Merci ! Pour Kiznaiver, je l’avais bien aimé quand même et c’est même une série très bonne à mes yeux. Mais il m’a moins marqué que d’autres séries, sans doute parce que c’est une série Trigger « sans être une série Trigger ». Au contraire de Luluco du coup. Mais j’ai essayé de lui rendre un peu honneur à la fin.

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  2. Bon y a un peu de trucs douteux, mais globalement pour quelqu’un avec qui je partage pas beaucoup d’affinité en anime je comprends beaucoup de choix 🙂 D’autant que je sais que tu n’as souvent juste pas regardé les titres « absents » donc c’est pardonnable 😉

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    • Pour le coup, je suis content que tu parles de « choix douteux » car je voulais vraiment faire ressortir mes préférences personnelles ici. C’est plus intéressant de cette manière, au lieu de pondre un bilan qui se voudrait strictement « objectif » et serait semblable à un tas d’autres. Je préfère plutôt partager mes coups de coeur perso du coup, c’est plus amusant. 😀

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