Gaekothèque – Automne 2016

Aparté explicative (passez la si osef de ma vie et voulez juste du manga). Il y a trois ans je lançais les Point Otaku dans le but de partager des séries que j’aime bien. Avec le temps, le format a peu à peu évolué jusqu’à devenir ce qu’il est aujourd’hui, des articles toujours plus approfondis mettant en avant des oeuvres selon certaines thématiques. Si j’aime beaucoup le format actuel (même s’il prend BEAUCOUP plus de temps à être écrit), le coté partage de séries que j’aime bien me manquait. Du coup j’ai décidé de faire simple en faisant comme j’ai pu le voir autour de moi (genre ici, ou même là-bas). Et voici donc cette première édition de la « Gaekothèque » (on verra si je trouve mieux, je suis ouvert aux suggestions). Je vous y partagerai les mangas et animes que j’ai récemment lues/vues, sans trop m’étaler sur chaque série. Voilà. Ah et j’ai pas fixé de rythme particulier, tout dépendra de si j’ai des choses à partager ou non. Bonne lecture !

En début d’année j’ai enfin décidé de m’abonner à la médiathèque près de chez moi. Surtout qu’étant étudiant, c’est gratuit pour moi donc méga top. Mais bref, cet abonnement m’a permis de lire pas mal de mangas que je n’avais pas les moyens de m’offrir jusqu’à présent. Surtout que cet été je suis passé à la vitesse supérieure niveau emprunts (je suis toujours au maximum et sur Twitter vous pouvez voir les « folies » que je me permets). Mais c’est pour cela que cette première sélection comprend majoritairement des mangas.

Et comment je les ai choisi ? En prenant au pif des titres qui me disaient vaguement quelque chose, pour en avoir entendu parler autour de moi. Tout simplement !

Area 51

Auteur : Masato Hisa – Éditeur : Casterman – Statut : 9 tomes, en cours (8 lus) – Prix : 8,45€

L’histoire en bref : Dans un monde où sont réunis toutes les créatures mythologiques, fantastiques mythiques et j’en passe, la détective privée Tokuko Mc Coy mène diverses enquêtes.

—>Je suis fan de toute histoire touchant aux mythologies et autres tous surnaturels, alors Area 51 est une vraie perle pour moi. L’univers du manga réunit tout simplement un large panel de divinités et autres créatures fantastiques pour se doter d’un bestiaire inépuisable. Ce qui rend la chose encore meilleure, c’est que l’auteur reprend tous ces mythes pour les adapter à sa sauce (sa version du Père Noël en est le meilleur exemple), mais tout en respectant ses caractéristiques. Et du coup, et c’est la cerise sur le gâteau, l’univers du manga est cohérent. Ouais je sais, quand on voit le bordel folklorique que c’est on a du mal à y croire et pourtant c’est le cas.

L’autre gros point fort de la série se trouve dans son dessin. Masato Hisa joue énormément sur les contrastes, donnant un style unique à son oeuvre. L’ambiance qui se dégage d’Area 51 rappelle beaucoup les films noirs, et c’est en grande partie dû à ce dessin si particulier. Le manga est constamment plongé dans une sensation d’obscurité. Le rendu est excellent dans les scènes d’action avec les coups de feu qui éclairent la scène ou au contraire dans des scènes plus émouvantes où le jeu de lumière parle pour les personnages. Si j’ai eu un peu de mal à me faire à ce style inédit, je ne peux que dire en être désormais complètement fan tellement l’auteur sait bien l’utiliser.

Enfin, parce qu’il faut le souligner, l’histoire d’Area 51 est très prenante. Beaucoup de chapitres ne concernent pas directement l’histoire principale, ils permettent néanmoins de développer efficacement l’univers pléthorique de la série tout en installant des petits éléments capitaux pour la suite. Les personnages possèdent tous un certain charisme, en particulier McCoe et son très fort caractère. Ce qui est d’ailleurs la base pour survivre dans un endroit tel que la Zone 51. Bref, une lecture plus que recommandable pour quiconque aime les histoires fantastiques, d’action ou à ambiance de film noir !

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Je vous laisse apprécier ces superbes couvertures 👌🏼

Dans l’intimité de Marie

Auteur : Shuuzou Oshimi – Éditeur : Akata – Statut : 7 tomes, en cours (7 lus) – Prix : 7,95€

L’histoire en bref : Isao Komori, hikkikomori asocial qui a complètement raté sa vie, a pris l’habitude d’épier la jolie Marie Yoshizaki, son « ange ». Mais un jour, alors qu’il la suivait comme toujours, il s’évanouit et se réveille…dans le corps de Marie ???

—>Autre gros gros coup de coeur sur ce manga que j’ai rushé en quelques soirées tellement l’histoire me captivait. Dans l’intimité de Marie aborde pleins de thèmes différents avec assez peu de personnages et toujours avec pertinence. Le traitement de la notion d’identité est particulièrement intéressant, de même que sur les relations avec les autres. Le manga plonge constamment dans une ambiance dérangeante de psychologie décalée, surtout que la base de l’histoire est quand même un raté se retrouvant à la place d’une fille « parfaite ». Le dessin joue également là dessus, avec son trait lisse et épuré qui ne fait que renforcer les moments les plus perturbants.

Il y énormément à dire sur Dans l’intimité de Marie mais ce serait trop dur sans spoil. Juste, le manga est donc un véritable coup de coeur chez moi tant je me suis laissé emporter par l’histoire. La lecture est incroyablement fluide et aisée. Du coup je conseille fortement d’avoir plusieurs tomes pour enchainer sinon l’attente risque d’être une véritable torture (comme moi là qui attend le tome 8).

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Dead dead dead demons dededede destruction

Auteur : Inio Asano – Éditeur : Kana – Statut : 1 tome, en cours – Prix : 5,95€ (prix 20 ans Kana)

L’histoire en bref : Voilà trois ans qu’un immense vaisseau alien stationne au dessus de Tokyo. Après une brève guerre, les habitants ont repris leur vie normale. Nous suivons particulièrement le quotidien de Kadode et d’Oran, deux jeunes filles en pleine adolescence.

—>Le retour du maitre Asano en France avec une oeuvre de nouveau orienté sur la jeunesse nippone. Mais en dehors de la redondance du thème, l’auteur s’est grandement renouvelé avec Dead dead dead demons dededede destruction (qu’on abrégera DDDD parce que sérieux c’est quoi ce nom à rallonge). Le manga nous fait suivre le quotidien de jeunes lycéennes dans une situation post-Fukushima (le parallèle entre la catastrophe nucléaire et l’attaque alien est évidente dès ce premier tome) et explore ainsi d’autres perspectives de notre société. L’ambiance morose familière au mangaka se retrouve encore dans DDDD ainsi que cette manie de pointer du doigt certains aspects de l’être humain, manie carrément incarnée par Oran et ses répliques souvent piquantes et franches.

Pour le reste, je ne peux trop vous recommander cet article de Meloku qui présente très bien le manga, son sujet et l’évolution de l’auteur par rapport à ses précédentes oeuvres. Notamment avec l’utilisation du mignon pour attirer le lecteur, ou encore le ton plus « doux » du manga, surtout comparé à un Bonne Nuit Punpun qui était très lourd sur ce point. Bref, DDDD se présente d’office à tout fan de l’auteur (et vous l’avez probablement déjà acheté) et constitue une lecture plus que solide pour quiconque souhaiterait s’y intéresser. D’ailleurs profitez-en, le premier tome ne coute que 5,95€ pour les 20 ans de Kana !

PS : svp personne veut me refiler son mug ? Mon libraire faisait pas l’offre je l’ai pas eu  😥 #RtsitTrist.

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Joshikausei

Auteur : Ken Wakai – Éditeur : Cunchyroll – Statut : 5 tomes, en cours (5 lus) – Prix : abonnement Crunchyroll de 5€

L’histoire en bref : On suit le quotidien de Momoko Futo, une lycéenne qui adore s’amuser.

—>Ma passion pour les tranches de vie de type iyashikei n’est pas nouvelle. Et dans le genre, Joshikausei est un très gros bout. Sa principale particularité est l’absence totale de dialogues. Tout passe ainsi par le visuel et les onomatopées. Les expressions des personnages traduisent leurs pensées, de même pour leur gestuelle. Ce qui peut être assez compliqué parce que le manga doit quand même raconter des histoires sans aucun texte. Ce qui fait que les différents chapitres du manga mettent en scène des histoires assez simples, mais loin d’être ennuyeuses. Mais c’est cette simplicité qui est si appréciable dans le manga, surtout que les personnages donnent toujours lieu à de jolis moments. Dans mes chapitres préférés, il y a ceux en hiver où Momoko joue avec la buée sur les fenêtres de sa classe avec ses amies. Ou celui de la corde à sauter, durant lequel un salary man (que l’on revoie de temps en temps) observe Momoko jouant avec une corde à sauter.

Il se dégage une véritable sensation d’apaisement de Joshikausei et c’est notamment dû à l’absence de dialogues justement. Comme on ne lit pas de dialogues, la lecture est bien plus reposée. Le manga nous plonge dans un silence complet. Et puis, la rigolote (et très jolie) Momoko est un personnage principal idéal, son caractère décontracté étant particulièrement propice à l’amusement. Et avec ses deux amies, Mayumi et Shibumi, elles forment un trio formidable.

Comme le dit si bien le synopsis du manga sur MyAnimeList, « Who needs dialog when you’re this cute? ». Sérieusement, Joshikausei se suffit à lui seul et de loin. Ses personnages et leurs histoire sont simples, le dessin très joli mais l’apaisement est immense. Une lecture plus que recommandée en rentrant du boulot/des cours ou à lire un dimanche aprem, quand il pleut, avec un bon chocolat chaud. Ma définition du bonheur. Sentiment partagé par Cocofinger.

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Moi quand un nouveau chapitre est disponible.

Waiting in The Summer

Studio : J.C. Staff – Éditeur : Wakanim – Format : 12 épisodes (5 vus)

L’histoire en bref : C’est l’été et Kaito Kirishima va se mettre à réaliser un film pendant ses vacances en compagnie de ses amies. Ainsi qu’avec Ichika Takatsuki, une mystérieuse jeune fille venue de nulle part…

—>On termine avec un autre tranche de vie. Attiré par le très joli visuel de la série et le chara design de Masayoshi Tanaka (qui a également fait ceux d’Anohana et de Toradora!), je l’ai commencée sans rien vraiment savoir ce que ça racontait. Et ça a rendu la série assez surprenante.

Pour faire court, la série a beau être un tranche de vie, elle comporte une petite touche de SF bien intégrée au récit. L’ambiance estivale est bien présente avec un superbe boulot de J.C. Staff. Et puis tout le coté romance de la série est plutôt bien foutu, constituant une trame principale idéale sans trop prendre la tête.

J’en ai vu que cinq épisodes pour le moment mais c’est déjà un anime très plaisant à voir, même si je suis assez bon client. En plein automne et alors que l’hiver arrive peu à peu, cette petite touche d’été est très agréable. Et puis le rire de Remon. Ufufufu ~

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