Gaek’Oscars 2014

En 2013 j’avais lancé l’incroyable cérémonie des Gaek’Oscars. Et il est évident que je vais remettre le couvert pour 2014 ! Si cela ne permet pas de faire un réel bilan sur l’année passée, je peux au moins vous faire passer quelques avis, expert ou non, sur ce qui a été fait pendant cette année.
Ainsi, je vais réitérer la même méthode qu’avec la première édition. Chaque catégorie sera composée d’un top 3 et d’un flop choisi par mes soins et par des avis plus ou moins subjectifs. Petite nouveauté seulement, l’apparition d’une catégorie Logicielle qui sera quant à elle plus mes trois coups de coeur logiciels de 2014.

Chaque top sera évidemment un minimum subjectif mais ils seront loin d’être universels. Je vous invite alors à nous partager le votre dans les commentaires, quel qu’il soit !
Sur ce, que la cérémonie des Gaek’Oscars 2014 commence !

Catégorie Smartphone – La grande technologie de nos poches
3 – One M8 for Windows Phone (HTC)
Si le nouveau téléphone de HTC à destination de Windows Phone 8 porte un nom assez barbare, alors cela se limite uniquement à son nom. Parce que vous avez devant vous le plus beau Windows Phone. L’année dernière, ce titre était revenu au superbe Lumia 925 qui n’aura pas confirmé au travers de son assez laid Lumia 930. Et là, c’est encore un téléphone métallisé qui reprend la couronne.
Bon d’accord, il reprend simplement le design du HTC One M8 sous Android. Mais Windows Phone est devenu un OS bien plus design qu’Android (même si j’ai hâte de le voir sous le magnifique Android 5.0 Lollipop). De ce fait, il obtient une certaine classe qui me plait énormément et je pense ne pas être le seul à le penser !

2 – iPhone 6 (Apple)
Et oui, encore une fois il y aura un iPhone dans mon top 3. Mais pas en première position. D’abord parce que le design de cet iPhone a mis du temps pour me convaincre (même si j’aurais préféré sans les lignes) mais également parce qu’il a quelques défauts de jeunesse (ou de fermeture d’idées) avec notamment cette stupide quête de la finesse. Mais cet iPhone a tout de même des atouts et ils ne sont pas des moindres. L’appareil photo ne se révolutionne (toujours) pas avec l’iPhone 6 mais il continue de s’améliorer. Ses bords d’écran, que certains peuvent trouver ignobles comparer à un subtil LG G3, sont tout de même précisément conçus par Apple pour faire idéalement glisser notre doigt sur l’écran pour la gestuelle d’iOS 8. Ce dernier apporte d’ailleurs de sublimes nouveautés et nous rapproche un peu plus d’un iOS ouvert mais pas trop (même si Apple a encore semble-t-il quelques difficultés à se décider). Et la batterie devient moins capricieuse qu’avant, certes sans atteindre les 24h de certains cadors chez Android mais il y a du progrès (même si l’inverse aurait été plus qu’inquiétant). Le nouveau processeur est une fois encore plus véloce que son grand frère A7. Et le grand écran de 4,7″ peut apeurer mais il devient au final une nouveauté très attractive à l’utilisation.
Tout cela est bien beau et nous avons probablement devant nous le meilleur (à défaut du plus beau) de tous les iPhone. Mais les problèmes que j’ai pu énumérer noircissent le tableau et je ne vous parle pas du 6 Plus qui est une idée très intéressante sur le papier mais se démontre rapidement être une trop « grande » idée…

1 – Nexus 6 (Google, construit par Motorola)
Et voici un téléphone Android en première place du classement de l’année 2014 ! Un modèle qui tranche catégoriquement avec ses prédécesseurs. Il est bien plus grand (écran de 6” oblige) et bien plus cher (650€ le prix de base). Et cela n’a pas manqué de créer une huée (contrôlée) chez les fans de la gamme. Moi-même, portant toujours un regard intéressé sur les Nexus, fut quelque peu déçu par cette prise de position nouvelle.
Mais que de préjugés ! Ce nouveau modèle, que je n’ai pu prendre pour l’instant en main1, propose une expérience terriblement subtile. Son écran géant séduit et, contrairement au Galaxy Note 4 ou même à l’iPhone 6 Plus, me donne envie de l’utiliser. L’atout du Nexus 6 réside en ce point : il donne envie d’être utilisé. Je l’avais déjà dit plus haut, Android Lollipop introduit une nouvelle interface que je trouve tout simplement magnifique et elle rend évidemment merveilleusement bien sur le Nexus 6. Et son design, majoritairement repris de celui du Moto X 2014, est une pure merveille en terme de courbe. L’idée du double flash “entourant” le capteur photo pour mieux le dissimuler est une excellente idée. Et d’un autre coté, on a un Moto X 2014 – justement – qui est une pure merveille, plus petite mais avec l’idée de génie (et enfin pleinement en France !) ((et bon sang on peut avoir un dos en cuir ou en BOIS BON SANG).
C’est simple, cette année Motorola est mon constructeur préféré. Tout simplement.

Flop : Galaxy S5 (Samsung)
Certes, je n’ai jamais apprécié réellement Samsung. Mis à part quand il suscitait chez moi l’ombre d’un concurrent potable pour l’iPhone à l’ère du Galaxy S2. Le coréen persiste à sortir un vaisseau de guerre dans un design toujours aussi cheap. D’ailleurs, j’insiste : je parle du design et non de la matière, Nokia ou Motorola (et même Apple avec l’iPhone 5C) démontrant qu’un beau téléphone en plastique et non cheap peut être fait). De plus, sa surcouche Touchwizz est toujours aussi laide et bourrée de fonctions inutiles/non-travaillées. Et les utilisateurs ont fini par se lasser de cette bêtise et les ventes s’en ressentent. Dans les dimensions de Samsung, le S5 est un échec là où son rival (l’iPhone 6) bat des records et où la concurrence se fait de plus en plus ardue. Vite Samsung, tu peux encore te réinventer. Mais ne traine pas trop…

Catégorie Tablette – Nos grands téléphones sont de petits ordinateurs
3 – Nexus 9 (Google, construit par HTC)
J’aime bien HTC et j’aime bien la gamme Nexus. En soit, c’est un parfait mariage pour moi. Surtout que j’ai toujours eu du respect pour HTC, constructeur qui sait se différencier des autres autant par le design que par la technologie (un peu comme Motorola désormais mais ça réussit mieux à l’ancien Américain). Mais la Nexus 9 possède les mêmes avantages que le Nexus 6. Mis à part quelques subtilités qui coutent chères. Si son design est qualifié souvent de banale, il reste sobre et me plait. De plus, Google propose pour l’accompagner un clavier sans-fil (au doux prix de 130€ tout de même, sachant que la moyenne des claviers iPad tourne vers les 100€, celui de Google a intérêt d’être irréprochable). Et puis Android ne possède toujours pas d’applications réellement adaptées à une tablette.
Dommage tout cela mais la Nexus 9 reste malgré tout un appareil de qualité, offrant une autonomie et des performances réjouissantes pour son prix. Malheureusement, Apple a décidé de placer directement en concurrence l’iPad Air. Et ça, ça fait mal…

2 – Surface Pro 3 (Microsoft)
La première Surface était attrayante mais mal fournie. La seconde ne fut qu’un courant d’air, n’actualisant les composants. Pourtant le concept pouvait séduire. Mais la réalisation menait par Microsoft n’était pas à la hauteur des idées.
Mais pour sa troisième mouture (du moins pour la version Pro), Microsoft s’est bougé un peu et a même mis le paquet. Nouvelle conception avec notamment un arceau “en dur” qui permet de caler la tablette non pas entre deux postions mais dans la position voulue, pour peu qu’un inclinaison de 22° jusqu’à 150° suffit. Niveau logiciel, nous sommes toujours avec Windows 8.1 qui me plait toujours autant sur le plan de l’interface. Question ergonomie c’est autre chose par contre.
Cependant, tout n’est pas rose est le problème majeur de la Surface Pro 3 réside en son positionnement tarifaire. Si les premiers prix battent le Macbook Air (rival choisi explicitement par Microsoft), dès que l’on monte en gamme les choses changent en faveur de la Pomme. Au mieux, les prix sont équivalents pour configuration similaire. Pire encore : la Surface Pro 3 est plus chère dès que l’on choisit un modèle 256Go/I7. Surtout, le Macbook Air possède depuis 2013 un atout considérable : son autonomie exceptionnelle.
Mais Microsoft tient le bon filon cette fois-ci et se doit de continuer dans cette voie. Courage !

1 – iPad Air 2 (Apple)
Apple est maitre dans le domaine des tablettes tactiles, ce n’est pas nouveau. Et l’année dernière, la Pomme nous proposait ce qui était pour moi – mais aussi pour beaucoup d’autres – la meilleure tablette de l’année 2013.
Mais alors comment Apple pouvait encore améliorer un produit déjà si proche de la perfection ? Cette question est loin d’être anodine, la preuve avec les ventes d’iPad qui ne cessent de baisser faute à des consommateurs qui renouvellent peu souvent leur machine.
Et pourtant, Apple a réussi le pari incroyable de nous sortir une tablette encore plus fine et légère. Sur le papier le changement ne saute pas aux yeux mais une fois prise en main, l’iPad Air de 2013 (qui était déjà pour l’époque extrêmement léger) passe pour un mastodonte bien trop lourd. D’autres changements égaient cet iPad Air 2, comme un APN enfin à la hauteur – même si l’utilité première de la tablette n’est pas vraiment là – ou un nouveau processeur A8X qui est tout simplement un monstre de puissance. Deux points noirs au tableau : la batterie qui est plus faiblarde pour atteindre la finesse recherchée (éliminatoire pour une personne comme moi qui adore l’autonomie de mon iPad Air) et le problème des prétendues vibrations de la tablette, que je n’ai pas penser à vérifier lors de mes prises en main.
Mais s’il faut décerner le prix de meilleure tablette 2014, l’iPad Air 2 s’impose de lui-même grâce à ses nombreuses qualités. Même si cela ne se traduit pas nécessairement dans les ventes.

Flop : la mort de la Nexus 7 (Google, construite par Asus)
La Nexus 7 était vraiment une bonne tablette. En plus d’avoir été la première à prouver que les tablettes petit format avaient leurs chances face aux grandes. Les usages étaient certes très différents de ceux d’une tablette 9″ mais ils existaient. De plus, elle avait plusieurs qualités comme son sublime écran full-HD, des composants qui répondaient largement présent et surtout tourner sous Android stock.
Malheureusement, Google a décidé de mettre fin à ses jours en la retirant des ventes. C’est dommage, surtout que beaucoup attendaient la mouture 2014 de cette tablette. Mais elle aura tout de même marqué son marché prouvant à tous qu’une petite tablette est possible. Et qui sait, peut-être la reverrons-nous en 2015 2?

Catégorie Logiciel – Il y a une catégorie pour ça
3 – Wunderlist (iPhone/iPad/Mac)
Il y a des applications pour lesquelles j’ai mis du temps à me décider laquelle utiliser. Dans cette catégorie, nous avons les clients mail (dans laquelle Mailbox devint ma réponse universelle) mais également les applications de lecture différée ou les gestionnaires de tâche. Et là, c’est justement un gestionnaire de tâche qui va attirer notre attention.
Ce gestionnaire de tâche n’a en réalité pas de réel atout spécifique si ce n’est son modèle économique, permettant d’utiliser gratuitement l’application et l’abonnement premium n’étant nécessaire qu’uniquement pour avoir des fonctionnalités réellement plus poussées.
Wunderlist m’a finalement séduit avec son interface sobre et élégante. La version adaptée à iOS 7 a mis certes beaucoup de temps à arriver mais maintenant que cela a été fait, l’application suit un bon développement sain. De plus, sa gratuité et sa disponibilité sur de multiples plateformes rend son utilisation très pratique. Bref, une bien agréable application !
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2 – Le Monde.fr (iPhone/iPad)
Longtemps j’ai désolé le manque d’investissement de notre presse nationale dans le numérique. Mais les choses ont commencé à changer en 2013 avec notamment la nouvelle édition abonnée du Monde.fr et cela a continué en 2014. La mise à jour majeure de l’application mobile du Monde.fr fut une réelle mais surtout une belle surprise ! L’interface est soignée et élégante, bien pensée et s’améliore à chaque version par petites touches. Les images des articles sont mises pus en avant que précédemment, les articles rangés par thématique ou par chronologie ou même par affaire. Certes, ce n’est pas une révolution incroyable pour ce style d’application, mais ça reste agréable. Et une bonne chose que la presse française se modernise !
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1 – IA Writer Pro (Mac/iPhone/iPad)
C’est en 2014 que je me suis mis au markdown. Ce langage de balisage permet d’écrire de manière plus simple (ou plutôt plus légère) du HTML (ce dernier étant le langage majoritairement utilisé sur les sites, par exemple quand un mot est en gras). Mais pour cela, encore faut-il avoir un logiciel capable d’écrire en markdown.
C’est pour cela que j’ai acheté IA Writer Pro. Ce logiciel, à l’interface minimaliste au possible (on peut même masquer la seule colonne de mise en page à droite avec un cmd + alt + t), prend en charge le markdown et plus ou moins le multi-markdown.
Mais plus que le logiciel, c’est de pouvoir écrire en markdown qui me rend heureux. Niveau mise en page, je peux désormais faire des choses très élaborées (enfin ça reste de la mise en page mais c’est tellement plus pratique).
Ce logiciel souffre tout de même de quelques défauts mais au moins il est autant sur Mac que sur iOS et la version mobile est aussi complète que la version bureau. Cependant, je ne vous cacherai mon intérêt récent pour Typed, un autre éditeur markdown lancé par Realmac et qui me conviendrait bien plus. S’il était sur iOS également !

Coup de Coeur – Diablo 3 Reaper of Souls (Blizzard)
Ce top n’a strictement aucun sens. Comment un éditeur de texte peut-il être un meilleur logiciel qu’une application d’actualité ?
Et c’est par cet illogisme singulier et plein d’amour que je vous propose ce coup de coeur : Diablo 3 Reaper of Souls.
Sachez que j’aime énormément le jeu de base, surtout depuis la disparition de l’hôtel des ventes qui a redonné un intérêt flagrant aux longues heures de looting. Et avec la mise à jour 2.0 arrivait Reaper of Souls, première extension du jeu. Et quelle extension ! Je ne vais pas m’étaler sur le sujet, j’ai loin d’avoir d’excellentes connaissances mais je voulais tout de même exprimer auprès de vous la grande affection que j’ai pour ce jeu. Parce que je l’aime bien, il le vaut bien !

Catégorie Musique – On est vraiment obligé de continuer ces intitulés débiles ?
3 – Worlds (Porter Robinson)
En 2014 je me suis mis à écouter de la dubstep. Oh sacrilège, j’écoute du bruit, des ondes sonores nuisibles à nos pauvres petites oreilles ! Rassurez-vous, elles vont bien. Et au contraire, la dubstep se révèle être une musique maniant harmonieusement les bruits.
C’est tout du moins le sentiment que j’ai en écoutant l’album Worlds de Porter Robinson. Je dirais que c’est comme C418 mais version dubstep tout simplement. On a un son extrêmement rythmé sans être bruyant et massacrant pour les oreilles. Le tout mené par des tonalités usées avec intelligence. Je ne sais pas si cela existe, je trouve tout de même que l’appellation de “Dubstep douce” est la mieux adaptée pour caractériser cet album. une dubstep intelligente et harmonieuse. Même quand elle devient criarde, cela reste des cris d’harmonie.

2 – Listen (David Guetta)
Oui je mets David Guetta en numéro deux de ce top. Mais sachez deux choses : de un, il fait de la bonne musique voire très bonne et de deux, c’est mon top donc voilà !
Ainsi donc David revient avec un nouvel album comme toujours très attendu (en se basant sur un échantillon de la population française composée d’une seule personne à savoir moi-même). Et j’avais franchement peur. Pourquoi ? Faute aux deux premiers singles qu’il sortit pour teaser son album, Bad et Shot me Down. Ces morceaux, que nous qualifierons familièrement de “Garixique”, étaient à mon sens dégueulasses. Et j’avais donc fort peur pour la suite. Mes peurs étaient fondées mais se sont vite envolées une fois l’ensemble sorti. J’apprécie la quasi totalité de l’album hormis les deux singles et un ou deux morceaux supplémentaires. Et cela me convient. David Guetta sait comme à son habitude évoluer dans son style et réalise quelque chose de toujours plus “orchestral”. Et puis, ses featuring deviennent de plus en plus intéressants avec notamment Sia ou surtout Birdy dans “I’ll Keep Loving you”. J’aime. J’aime beaucoup !

1 – While(1<2) / 5 Years of Mau5 (Deadmau5)
Deadmau5 m’aura gâté en cette année 2014. Avec non pas un mais bien deux albums de sortis. Soit, 5 Years of Mau5 est une compilation et non un album. Mais une compilation de qualité. Pour parler en premier lieu de l’album, il est réellement appréciable. Et même excellent. Si l’année dernière j’avais regretté que son unique album sorti soit d’un style propre à lui mais que je n’apprécie guère, While(1<2) réalise lui totalement le contraire, en incorporant nombres de morceaux au rythme si bien maitrisé et avec un son agressif sans être violent. Et sa compilation est composée de superbes remix, notamment pour Raise Your Weapon (le remix de Madeon) qui sublime incroyablement bien l’original. Et de la musique pareille, j’en redemande !

Catégorie Anime – Passons aux choses sérieuses !
3 – No Game No Life (MadHouse)
Un anime que je n’attendais pas. Mais alors pas du tout. No Game No Life, c’est la petite surprise qui a sauvé une saison de printemps bien trop terne (avec en paroxysme le très très nul Ryuugajou Nanana no Maizoukin d’A-1 Pictures). Cette petite surprise, même si elle est bourrée de fan-service (autant avec les boobs qu’avec les références) est une petite merveille. Ses personnages, peut-être pas les plus originaux, sont d’un charisme flamboyant. Le scénario ne laisse pas grande place au suspense. Mais ce n’est pas grave parce qu’il choisit une narration toute autre qui offre à nous un plaisir fou à suivre l’aventure de Sora et de Shiro. Avec des personnages secondaires terriblement efficaces (les gags sur Steph – dont j’adore le chara design au passage – et Jibril sont toujours efficaces) tout en étant un minimum fourni psychologiquement. Oh, et puis l’animation est magnifique. On pourra critiquer un surplus de couleurs dans l’ensemble et j’ai surement été influencé par le terriblement pauvre artistiquement Ryuugajou Nanana no Maizoukin (oui, je l’ai vraiment pas aimé). Mais le tout rend tout de même très bien.
Il ne reste à espérer qu’une saison 2 sortira bien un jour. Et pas comme pour la saison 2 de L’Attaque des Titans.

2 – Tokyo Ghoul (Studio Pierrot)
J’aurais préféré mettre le manga Tokyo Ghoul dans cette édition des Gaek’Oscars. Malheureusement je n’ai pas le manga donc je ne l’ai pas lu. Du coup je mets l’anime. Mais sachez que Inari, Konkon, Koi Iroha aurait pu se trouver à sa place.
Mais attention, Tokyo Ghoul est loin d’être un anime sans intérêt. Son animation adoucit grandement le style du manga ce qui est fort dommage mais réussit quelques éléments sur les goules. Mais ce qui m’a le plus intéressé dans Tokyo Ghoul, c’est son histoire. On y retrouve un grand nombre d’idées et de notions, chose plutôt rare ces derniers temps. Mais en plus, ces notions sont extrêmement intéressantes. Je trouve d’ailleurs que le scénario pose une opposition entre les chasseurs de goules et les goules extrêmement pertinente tant le parti est dur à prendre d’un coté comme de l’autre. Tokyo Ghoul est une série prometteuse et sa suite qui vient de commencer, Tokyo Ghoul √A, devrait grandement confirmer tout cela…

1 – Space Dandy (Bones)
Space Dandy n’est pas un anime que j’attendais également. Et pourtant, sur le papier, on a d’un coté Watanabe – juste le monsieur qui a fait Cowboy Bebop et Samurai Champloo – et de l’autre Bones – juste le studio qui a fait les magnifiques adaptations de FullMetal Alchimist, coproduit le film Cowboy Bebop: Knockin’ on Heaven’s Door et aussi dans une outre mesure adapté Soul Eater -. En somme, on a du lourd.
En résulte donc un anime excellent au possible. Il est mon meilleure anime de 2014 et sans aucun doute l’un des meilleurs de l’année. Minimum.
Mais pourquoi tant de compliments ? Tout simplement parce qu’il sublime tout. Ses personnages sont d’une qualité rare, chacun étant unique et un minimum développé. En rajoutant par là tous les personnages que nous verront uniquement dans l’histoire qui est leur est dédié. Dandy possède un charisme légendaire, au caractère autant intrépide qu’honnête. Et puis le personnage de Meow est doublé par un seiyu que j’affectionne tout particulièrement, Hiroyuki Yoshino (le monsieur a notamment doublé Kimblee dans FullMetal Alchimist Brotherhood, Brief dans Panty & Stocking, Houka Inumuta dans Kill la Kill ou encore Orito dans Kore wa Zombie desu Ka, en bref une pointure). Résultat, comme avec chacun de ses personnages, j’étais aux anges dès qu’il prenait parole à l’écran. Et puis chaque histoire était unique, autant pour son originalité que pour ses propos. L’idée de ne pas suivre de fil rouge et d’utiliser plusieurs scénaristes pour l’anime, chacun faisant un épisode à tour de rôle, était une brillante idée. Space Dandy se transformait en mon Père Castor japonais et chacune de ses histoires me divertissait différemment chaque semaine, tantôt hilarante et tantôt triste et émouvantes. Space Dandy avait d’ailleurs ce don pour mêler l’absurde et le sérieux, maniant simultanément deux narrations bien différents.
Je pourrais dire encore bien des choses sur Space Dandy, notamment son animation sublime qui en fait également une excellente série de SF. Mais également parce que son animation est réellement sublime. Mais restons-en là et allez plutôt le voir. Il en vaut plus que le coup d’oeil.

Flop : Sword Art Online II (A-1 Pictures)
Je n’aime pas (trop) A – 1 Pictures. Et j’aime pas Sword Art Online. Et pourtant j’ai regardé la saison 2. Bon d’accord, au début c’était surtout avec cette mentalité : “Aller voyons voir qu’est-ce qu’ils vont encore faire comme merde SAO-caca !”. Mais finalement, les premiers épisodes passés, la série démarrait bien. Ses combats étaient terriblement dynamiques et Kirito gagnait une badass-attitude qui lui va plutôt bien en plus d’être sympa à voir. Et même si je continuais d’hurler des injures sur la “bande de pouffes de la saison 1” à chacune de leurs apparition, je prenais du plaisir à regarder Sword Art Online II. Je le notais même bien (à la fin du premier arc je lui mettais 8,7/10 sur Anilist). Puis ce fut la chute. Inexorablement, Sword Art Online II enchainait les gaffes scénaristiques et enchaina l’excellent premier arc par un “mini-arc-oav” dont l’interet est encore inconnu. Sauf si c’était pour nous rappeler violemment à quel point les personnages de la série étaient cons. Même si les deux derniers épisodes de la série étaient pas trop mauvais voire moyen +, le mal était fait et je perdis tout espoir en la série.
Je suis vraiment navré, surtout que Sword Art Online II a réussi l’exploit de non seulement me surprendre mais de me faire carrément aimer la série. Et c’est donc doublement déçu que je mets cette série en flop de l’année. Mais bon, je pourrais toujours rire de la série comme ça. Sao-caca.

Catégorie Manga – Le Grand Final
3 – Nozomi x Kimio (Wakou Honna)
Nozomi x Kimio est un manga qui est parallèle à Nozoki Ana, lui aussi un ecchi de Wakou Honna. Mais là où cela devient intéressant, c’est que malgré son appartenance flagrante au genre ecchi, Nozomi x Kimio s’arme d’une vraie histoire agréablement construite. Et par véritable histoire, j’entends un scénario avec de l’ambition, des enjeux dans les relations de ses personnages, une évolution et surtout un scénario au service de l’histoire. Et non du fan-service.
Ses deux personnages principaux (Nozomi et Suga) deviennent rapidement attachants et leur relation s’en trouve d’autant plus agréable à suivre. Le fan-service reste grandement présent, normal tout de même, nous avons là un ecchi. Mais un ecchi qui ne tombe pas dans la facilité, un ecchi qui raconte une jolie petite histoire bien agréable avec un dessin pas exceptionnel mais qui reste attractif. Sa troisième place est méritée pour sa bonne volonté et son originalité. Mais aussi pour son très agréable côté tranche de vie.

2 – Pokémon la Grande Aventure (Hidenori Kusaka/Mato/Satoshi Yamamoto)
Diablerie ! Aurais-je perdu la tête ? Placer un manga datant de 1997 dans les Gaek’Oscars 2014 ? Non, rassurez-vous, mon cerveau va très bien. Ou du moins ma logique.
Après tout, le manga est réellement sorti en France en 2014 (l’édition originale ne fut jamais terminée, s’arrêtant en plein dans l’arc Jaune) et ce grâce au bienfaiteur Kurokawa (remercions-les, ils le méritent sur ce coup-là). Cette série, mythique pour tout fan de Pokémon, se dote en plus d’une qualité agréable à voir d’autant plus qu’il s’agit d’un manga destinés aux plus petits que c’est l’adaptation des jeux vidéo Pokémon. Nous devons tout de même accorder un bon nombre d’erreurs aux deux premiers arcs, essentiellement dans son scénario et sa narration pas toujours au top. Et un peu au dessin pas toujours dynamique, même si j’aimais bien le style un peu enfantin de Mato. Heureusement que Kurokawa a réussi a publié le premier tome de l’arc Rubis & Spahir qui aura réussi à corriger énormément de défauts de ses prédécesseurs. Le scénario se détache davantage encore des jeux (vous pouvez vous référer à ma critique du premier tome de l’arc Rouge & Bleu pour comparer) et les personnages sont construits plus proprement qu’au début. Le changement de dessinateur, survenu subitement en plein arc Or & Argent, passant de Mato à Satoshi Yamamoto a fait du bien à la série dans bien des aspects. Pokémon plus expressifs, combats dynamiques et décors davantage travaillés, ce ne sont que des bienfaits qui arrivent. Même si je le rappelle : j’aimais bien le style de Mato quand même. Surtout quand il dessinait des personnages en tout petit. Comme dans le jeu en fait.
C’est un hommage à ce manga mythique qui se sera fait attendre en France, que l’on n’osait même plus espérer en réalité. Saluons-le, fan de Pokémon ou non, car il en vaut la peine et même le coup d’oeil. Lisez-les tous !

1 – Nisekoi (Naoshi Komi)
Je sens que certains seront déçus. Mais après tout, Nisekoi, le manga que j’aurais choisi totalement par pur hasard un jour, est devenu le meilleur coup de hasard de l’année 2013. Pour devenir l’un de mes manga préférés. Nisekoi, que j’ai déjà vanté, mérite sa première place. Il dispose de nombreuses qualités qui en font un manga unique sur certains points. Son scénario qui penche entre une originalité franche et une banalité flagrante est savoureux et sans cesse surprenant. Sa narration sait rester propre et ne se disperse pas malgré une flopée de personnages qui ne semble jamais arrêter de se garnir. Sans tomber dans un harem excessif (ce que je crains qu’il arrive un jour, étant donné qu’on est déjà aux extrêmes limites), la bande du héros possède une flopée de personnages sympathiques, comme ses héroïnes plus mignonnes les unes que les autres – leur character design est vraiment une réussite – et le légendaire Maiko cessent de nous émerveiller tomes après tomes. Nisekoi possède également un style de dessin sublime, que j’ai qualifié par le passé de très frais et je trouve que ce terme est toujours d’actualité. Le trait est harmonieux, simple mais précis et expressif tout en étant dynamique. Nisekoi est une réussite en la matière et le potentiel de ce manga a su s’exprimer pleinement en 2014, avec en apothéose son tome 6 d’une qualité rare dans son scénario. À voir ce qu’il en adviendra en 2015 mais tous les éléments sont là pour faire de Nisekoi un manga mémorable. Et j’ai hâte de voir ça !

Salutations aux non-lauréats
Ainsi s’achève l’édition 2014 des Gaek’Oscars. Nul doute que nous remettrons les couverts en fin 2015 pour une troisième qui sera, je l’espère, disponible en temps et heure cette fois-ci.
J’aimerais profiter de cette “postface/épilogue” afin de saluer des anime et des manga que je n’ai tout simplement pas pu citer. Il fallait faire des choix et j’ai pleinement conscience que les miens sont plus que contestables.
Tout d’abord, j’aimerais saluer Soul Eater qui s’est achevé cet été en France après 25 tomes et j’attends impatiemment la fin de Soul Eater Not tant j’ai envie de découvrir la nouvelle série de son auteur.
Également, saluons, en anime cette fois, Amagi Brilliant Park, Terror in Resonnance et Inari, Konkon, Koi Iroha que j’aurais pu nominer. Ils restent cependant des anime de qualité qui auront fait que 2014 fut une année plutôt intéressante en la matière.
Pour finir, citons Akame Ga Kill, Prunus Girl, Est-ce un Zombie ? et surtout Silver Spoon qui n’auront pu figurer dans leur catégorie. D’autant plus que pour la catégorie manga les choix furent terriblement compliqués à faire pour moi, tant de séries m’ayant plues cette année. Mais encore une fois, ce sont des séries de qualité que je vous recommande chaudement.
C’est terminé pour cette année et nous verrons encore pleins d’autres séries en 2015 au travers des Point Otaku. On est reparti pour une nouvelle année !

Licences :
No Game No Life est diffusé par ADN
Tokyo Ghoul est diffusé par Wakanim
Space Dandy est diffusé en intégralité par Wakanim
Nozomi x Kimio n’est pas licencié en France (disponible ici en anglais) mais la série principale du même auteur est publiée par Kurokawa
Pokémon la Grande Aventure est publié par Kurokawa
Nisekoi est publié par Kazé


  1. Oui ma crédibilité vient d’en prendre un sacré coup. Mais je n’y peux rien si le Nexus 6 se cache de moi ! 
  2. En réalité je n’y crois pas trop, Google ne voudrait certainement pas faire de l’ombre à son Nexus 6 en proposant une tablette à peine plus grande d’un pouce. Et du coup pour éviter une confusion chez le consommateur. Aussi. 
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