Méditation #19 – La force de l’individu

La société se base sur chaque individu. Cela ne se remarque pas vraiment car beaucoup peuvent être abandonnés par elle ou même s’en écarté et pourtant la société se débrouille très bien sans eux.
Et pourtant il ne faut pas sous-estimer la force qu’un seul individu peut avoir. S’il le veut, son impact sur la société peut être monumental. Ou désastreux selon les points de vue. Après tout, l’être humain n’est limité que par de simples règle d’éthique établie universellement depuis des temps immémoriaux.

Il suffirait cependant qu’un seul individu se dise qu’il n’allait plus écouter ces règles préconçues et n’obéir qu’as siennes pour mettre un chaos monstrueux dans la société.
L’éthique établit que tuer autrui, c’est mal. Hors, si l’individu décide que cette règle est obsolète et la remplace par “tuer autrui n’est pas mal” alors il pourra tuer autrui sans aucun souci personnel. Le seul problème auquel il devra faire face est celui de la société qui, mécontente d’avoir un parasite qui en plus fait des dégâts dans ses effectifs, décidera d’éradiquer ce qui sera pour elle un mal. Tout n’est ainsi question de point de vue. Et l’individu se verra dans la plupart du temps vaincu par la société qui, par sa masse bien plus grande, aura raison de lui. Mais c’est dans d’autres domaines que le meurtre que renier l’éthique peut être intéressant. Les grands génies de ce monde ont tous renié l’éthique de leur époque afin d’avancer librement. Galilé reniera les préceptes religieux de son époque et cela aura fait faire un bond monumental à la société. Si l’on vit ensemble grâce à des règles pré-établies, c’est en ignorant ces dites-règles que l’on réussira à avancer. La société est ici bien paradoxale même si cela n’est pas donné à tout le monde d’ignorer ainsi son éthique.
Dans certains cas, l’ignorance de l’éthique peut mener non seulement à de nouvelles règles internes mais également à de nouvelles règles d’une éthique personnelle. Ainsi, la personne niant le mal du meurtre peut établir non un “tuer autrui n’est pas mal” mais précisément un “tuer autrui n’est pas mal si cela permet d’avancer”. C’est un autre point de vue de cette règle de l’éthique. Là où la notre met en avant notre côté humain, la seconde privilégie la société dans son ensemble. Aucun des points de vue n’est mauvais finalement. Chacun se défend. Juger notre éthique selon notre humanité est-elle réellement la meilleure manière de concevoir notre éthique ? Si vous tentez d’éviter la question, c’est bien la preuve que nous n’aimons pas trop chambouler les fondations de notre société…

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