Proveption #5 – Le faux désespoir

Nous nous approchons peu à peu de l’été et donc de la fin d’année scolaire pour la plupart d’entre nous. Cette période signifie généralement l’heure des bilans et des finalités. Ce genre d’évènements s’offrant alors à nous dans des circonstances plus ou moins plaisantes. Le désespoir ou l’absence d’espoir peut alors se pointer face a nous et nous déstabiliser. Voici donc le thème de ce mois-ci avec cette fois pas un mais deux proverbes complémentaires.

Nous avons donc en premier ce proverbe :

Le désespoir comble non seulement notre misère, mais notre faiblesse.

Vauvenargues

Complété par cet autre proverbe :

C’est quand on n’a plus d’espoir qu’il ne faut désespérer de rien.

Sénèque

Comme le dit tout d’abord Vauvenargues, le désespoir comble premièrement notre misère. Mais pas seulement. Il comble en plus de cela notre faiblesse. En effet, le désespoir n’est en réalité qu’un voile que nous nous mettons à porter lorsque tout va mal. S’il est naturel d’être d’espérer dans mes situations se prêtant à ce sentiment, il ne faut pour autant ne pas se laisser subjuguer ou se cacher derrière cette ombre. Ici le désespoir n’est donc plus seulement un sentiment mais devient carrément une excuse. Il devient alors l’aveu de notre faiblesse. En se noyant dans le désespoir, nous nous complaisons en reconnaissant pleinement notre misère mais le pire est que nous acceptons en même temps cette situation déplorable. Et nous refusons alors de nous battre. Le désespoir est comme l’alcool, on s’y plonge pour oublier toutes nos misères mais rien ne s’arrange alors.

C’est alors là que le proverbe de Sénèque devient intéressant. Il vient compléter celui de Vauvenargues sans le vouloir. Ce dernier décrivait le désespoir comme un cache-misère et Sénèques lui va totalement chasser le désespoir.

C’est un raisonnement à la “on n’a plus rien a perdre” qui fonctionne. Le désespoir est censé s’installer lorsque tout va au plus mal et que, de ce fait, il n’y a plus d’espoir. Mais malgré cela, il je faudrait pas se mettre à désespérer. Surtout pas justement. Pourquoi donc ? Simplement parce que comme nous n’avons plus d’espoir et donc plus rien a espérer, il nous suffit de prendre le sort à contrepied et de ne rien lâcher. Nous devons alors tenter le tout pour le tout et donner tout ce que l’on peut encore donner afin de retourner la situation.

Cette façon de voir le désespoir est beaucoup moins triste que ce qu’aurait pu faire croire le thème en question. On parle ici d’espoir dans une situation où il n’est pas censé y en avoir. Il faut balayer le désespoir sans quoi nous ne pourrions pas nous en sortir. Il ne doit pas servir comme un voile derrière lequel on se protégerait pour défendre notre situation et la laisser devenir notre quotidien. Et même dans le désespoir on peut réussir à trouver des instants de bonheur, aussi simple qu’ils soient.

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2 réflexions sur “Proveption #5 – Le faux désespoir

    • Merci de ton commentaire et concernant Twitter, je partageais un peu plus mes posts avant et on m’avait fait la remarque que c’était même peut-être un peu trop.. Je vais quand même faire un peu plus de partage en essayant de ne pas tomber dans l’excès ! ^.^

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