Critique: Oreimo – Cet animé ne peut pas être aussi mignon!

Voici donc un “nouveau” genre de posts, les critiques. Bon, petite originalité toute fois, la forme. Si vous n’avez pas vu l’animé, je vous invite à lire simplement les cinq points listés au début, cela vous permet de savoir facilement ce qu’est cet animé. Si vous n’avez pas peur du spoil ou que vous l’avez déjà vu, lisez le post entier. Et bonne lecture !

Oreimo, c’est un peu mon coup de coeur du printemps. C’est pas le plus grand animé que l’on ait vu ces derniers temps mais il a tout de même de quoi être grandement aimé ! Je vous laisse, pour les plus hâtés, avec le synopsis et les cinq points principaux de cet animé!

Kyousuke, résolu à rentrer dans le moule et à mener une vie minable dénuée d’intérêt, découvre que sa petite sœur, avec laquelle il a du mal à s’entendre, possède une passion pour les animés et les eroge. Démasquée, Kirino se trouve bien évidemment embarrassée, la tolérance de la société nippone lui promettant d’abréger sa vie sociale si ces informations étaient révélées. Elle va donc conclure un pacte avec son frère afin de lui faire garder le secret. Fougueuse, elle en profitera pour lui faire croquer le fruit défendu (je parle des eroge).

(Source: Animeka/par GregN8 – Licencié par Wakanim

  1. L’animé fait un usage plutôt intensif du moe et c’est très appréciable!
  2. Dans la saison 1 chaque personnage sera, à son sens, très sympathique. Et dans la saison 2 la plupart deviennent plus sentimentaux malgré de nouveaux personnages dont l’utilité est contestable…
  3. L’histoire est intéressante, mais pas assez poussée au fond de l’idée. Attendez-vous plus à un animé autour des relations fraternelles que sur les eroge…Et surtout: évitez la saison 2.
  4. L’ost est par contre très sympathique, vraiment adaptée à cet animé. Et je tiens à faire une mention spéciale aux opening des deux saisons, proches et différents à la fois en restant tout aussi agréable.
  5. Le gros défaut de l’animé est l’absence d’un véritable personnage secondaire masculin, ce qui fera passer la seconde saison à la fin pour un énorme harem…

Le Moe

La chose qui frappe le plus en regardant cet animé, ce sont les personnages. Ils sont pour la plupart mignons. Pas mignon dans le sens beau non. Juste mignon. Si Kirino est assez controversée concernant sa mignonnitude, celle d’autres personnages sont impossibles à remettre en cause. Je pense notamment à Ayase, Kuroneko et Bridget Evans. Si leurs apparition sont plus ou moins fréquentes (surtout Bridget), elles sont des véritables montagnes de moe. Personnellement, les scènes avec Ayase criant sur Kyousuke me plaisaient énormément par le moe généré en masse dans ces instants-là.

Qu’est-ce que cela apporte finalement à l’animé? Un style, et un énorme détachement. Après l’avoir visionné, chacun aura son personnage fétiche (pour moi: Kirino même si Ayase n’est jamais loin). Cela apporte une fraicheur dans l’animation ainsi que pour l’histoire. Et oui, parce que hors Bridget (qui me semble être une ÉNORME blague du moe absolu tellement elle en est bourrée), si les trois personnages Moe de la série sont Kirino, Kuroneko et Ayase, ce n’est pas un hasard, puisqu’ils sont les trois personnages principaux… En clair, ce moe apporte de l’affection et nous attache aux personnages assez facilement , améliorant les prises d’émotions dans les scènes…disons dramatiques.

L’OST et (surtout) l’opening

Concernant donc l’OST, il faut tout d’abord noter qu’elle a été composé et chanter par ClariS, un duo de deux jeunes Japonaises, qui se sont déjà chargées de l’opening de Puella Magi Madoka Magica. Et oui, rien que ça.

Alors soit, il n’y a rien de spécial dans la soundtrack, elle fait son boulot de soundtrack sans ressortir particulièrement. Par contre, je tiens à faire une mention spéciale aux opening, et potentiellement les ending.

On ne dirait pas forcément, mais l’opening d’un animé est un détail très important dans la qualité de celui-ci. Un détail qui est ici parfaitement utilisé dans Oreimo, puisque l’opening met parfaitement en situation pour l’animé.

Je m’explique. L’animé possède un ton gai, joyeux, assez “coloré” (dans le ton, pas nécessairement le dessin). À tout ça, il faut également rajouter le caractère général des personnages, et celui de l’animé. Tout cela est donc très bien présenté et introduit par l’opening. Voir l’opening permet inévitablement d’accorder notre esprit et nos pensées avec le style de l’animé, ce qui est monstrueusement efficace.

Il y a un autre point que j’aimerais tout de même relever dans les opening d’Oreimo. Un point, qui est certes un énorme détail, mais qui selon mérite d’être relevé. Bon, trêve de  suspense inutile, je parle de la subtile similitude entre l’opening de la saison 1 et de la saison 2. Ils sont très proches et pourtant sont très différents. L’utilité? Elle est simple. Changer d’opening entre deux saisons et quasiment une nécessité pour un animé, mais il ne faut pas pour autant chambouler les habitudes, ou encore plus le style de l’animé. Les deux opening conservent ainsi le style coloré et dynamique qui va si bien à l’animé, tout en changeant remarquablement la chanson (normal vous me direz, mais pas vraiment puisque le thème change mais la forme est identique). Le changement d’opening ne choque donc pas, ce qui est très agréable pour le spectateur permettant ainsi de marquer à la fois le passage à une autre saison, sans pour autant dénaturaliser le style de l’opening pour conserver tout son côté “mise en goùt” au début de chaque épisode.

Les personnages

La beauté des personnages de cet animé ne réside pas uniquement au sein du moe que j’ai exposé précédemment. Non. Et c’est là l’autre force d’Oreimo: chacun de ses personnages  y est sympathique, et important, apportant toujours quelques chose dans l’histoire.

Attention, quand je parle de ça, c’est uniquement dans le cas de la saison 1 où cela  s’applique grandement. Jamais un personnage ne sera présent inutilement, même la petite Manami qui servira grandement de clé de voûte aux instants clés de l’histoire. L’autre exemple flagrant est Ayase. Prenons d’abord le temps d’une petite parenthèse autour du personnage d’Ayase qui est une des meilleures créations de cet animé. My Angel Ayase est, au premier abord, une amie de Kirino somme toute banale. Mais sa personnalité sera développé, ou plus exactement nous sera conté, au fil des épisodes. Nous pourrions jusque’à la qualifier de troisième personnage principal, y ajoutant le fait qu’elle soit la première personne à être réellement impliquée dans le secret de Kirino. Si Ayase représente alors les personnes qui n’aiment pas les otakus, c’est une facette qui durera, mais qui ne restera pas longtemps au premier plan. Elle sera au contraire dotée d’une subtilité, intelligente, qui est de vouloir le meilleur pour sa meilleure amie. Mais l’épanouissement d’Ayase reste dans la saison 2 qui saura utilisé à la perfection son personnage. Pour en revenir à l’utilité de chacun, il suffit de regarder Kuroneko, exacte antithèse de Kirino mais rassemblées par les animés, et Saori, qui est, au même point que Manami, la clé de voûte mais pour le club otaku. Je reviendrais plus tard sur les parents, parce qu’il est vrai qu’ils sont assez absents…

Après cette très belle base posée durant la saison 1, c’est au tour de la saison 2 de continuer tout ça. Autant dire que le travail sera à moitié fait, les personnes en effet plus développés mais une histoire un peu chaotique. Evidemment je parlerais plus tard de l’histoire. Ce qui a développé les personnages, et permis leur développement, c’est l’attention portée aux relations. Certes, on pourra reprocher que ces dites relations ne s’accordent toutes qu’autour de Kyousuke, mais au moins elles se développent. Le plus beau développement est, à mon sens, celui d’Ayase. Il est logique, bienvenu et surtout très bien réalisé. Les épisodes développant le plus cette relation montrent la plus mignonne Ayase du monde. Il y a néanmoins un gros défauts dans cette saison 2. Alors, comme toute saison 2 en général, elle est venue avec son lot de nouveaux personnages secondaires. Cependant, nous pensons logiquement et innocemment qu’ils auront un rôle minimum dans l’histoire (ils apparaissent chacun dans l’opening) ce qui n’est tristement pas le cas. Le club de jeux vidéos avait un potentiel que je jugeais énorme, ces personnages sont peut-être un peu cliché mais ne manquaient pas de sympathie. Je ne parle pas forcément de les impliquer directement dans les relations ou les faire devenir des personnages secondaires importants, le reproche n’est pas là. Le gros problème est qu’ils ne sont pas assez souvent mis en scène. Et ce n’est même pas au niveau du kameo, juste qu’ils servent de figurants tout simplement. Le pire personnage de cette deuxième saison est Mikagami. Alors qu’il est au centre de deux-trois épisodes, il disparaîtra totalement par la suite (hormis je crois une minuscule réapparition tout à fait inutile).

Les personnages d’Oreimo sont, comme pour beaucoup d’animés, très agréables et sympathiques, et animés par une cuteness (oui j’emploie ce terme) très catégorique. Mais ils sont aussi assez mal dosés, surtout dans la saison 2 ce qui est très dommage et m’a plutôt déçu. Surtout que le scénario de cette seconde saison est assez spéciale…

L’histoire

L’histoire d’Oreimo, telle qu’elle est présentée au début de l’animé, est vachement intéressante. Parler de la place de l’otaku dans la société était une bonne idée, mais qui ne sera pas assez développée à mon gout. L’animé partira plus sur une histoire centrée autour de la relation frère et soeur qu’ont Kyousuke et Kirino. Ce qui est tout autant acceptable, mais moins orignal et surtout bien moins ambitieux que ce qu’on croyait au début de l’animé. Dommage, parce que les deux thèmes auraient très bien pu cohabiter ensemble. En plus, c’est ce que nous laissait penser presque toute la première moitié de la première saison, histoire de nous décevoir un peu plus.

Au final, nous pouvons même dire que l’histoire d’Oreimo – pour la saison 1, la 2 sera traitée après –  qu’elle n’a pas su aller au bout des choses. C’est à dire qu’elle ne savait pas exploiter au maximum les éléments que son scénario possédé. Si c’est assez normal pour un animé de ne pas totalement s’exploiter dès sa première saison, ça l’est moins quand il s’agit de totalement rejeter certains aspects. Par exemple, nous avons d’abord un problème avec le père concernant la passion de Kirino par rapport aux eroge, suivi du trouble avec Ayase. Ce dernier «problème» étant réglé, le scénario ne s’embêtera plus et fera même participer Kanako, qui au rappel est celle qui déteste le plus les otakus, à un festival de ces derniers. Et ce sans même creuser plus loin. Ainsi, si le début de la saison 1 se concentre réellement autour de Kirino, la seconde partie le sera beaucoup moins. On oubliera un peu Kirino, qui sera toujours là mais surtout à jouer aux eroge. Tout simplement. Même si le délire est sympa, avec du recul on s’aperçoit rapidement de la baisse drastique dans la profondeur du scénario. Au final, la saison 1 d’Oreimo n’est pas mauvaise, mais ne brille pas non plus. L’ambition qu’elle semblait afficher au début était une bonne chose, malheureusement ça n’a pas duré et c’est simplement un scénario sympa que nous avons. Et il faut aussi parler de l’épisode final, totalement incompréhensible dans les choix de scénario. D’accord, Kirino part et espère que Kyousuke l’en empêche. Sauf qu’en bon héros inutile, ce dernier va totalement s’en foutre, et même en être heureux. Entre la narration qui sera assez maladroite à ce moment-là et la tournure finale totalement illogique (Kirino revient dès le premier épisode de la seconde saison), il laisse un léger arrière gout amer à cette saison. Mais surtout un avant gout de la seconde saison.

La seconde saison d’Oreimo. C’est à cause d’elle que j’ai préféré parler en deux parties du scénario. Je vais le dire tout de suite, cette seconde saison est juste nulle. Et les spéciaux de fin de saison (14–15–16) ne sont pas là pour arranger le tout, bien au contraire.

Tout d’abord, j’avais déjà parlé de Kirino qui «s’oubliait» du scénario. Mais là, c’est carrément une éjection. Kirino sera réellement présente que dans deux ou trois épisodes au max (hors spéciaux). La conséquence? Une histoire un peu vide. Le scénario étant centré autour de la relation frère/soeur, et donc Kirino, l’enlever revient à enlever la charnière principale de l’animé. Et évidemment ça fait vide. Mais bon, ça n’est pas non plus sans bons côtés. Cette mise à l’écart permet de développer plus profondément certaines relations non ou sous-exploitées durant la première saison. Notamment Ayase, Kuroneko et aussi le passé de Saori en premier lieu.

Après, il y a l’apparition de pleins de nouveau personnages qui sont tous très sympas, mais qui sont terriblement inutiles (le club de jeux vidéo notamment). Sérieusement. Ils ne servent même pas à faire un petit coucou à chaque épisode pour rigoler. Et durant l’épisode 16, quand Kyousuke repasse dans le club et que nous les voyons tous (sauf les deux gros bouffeurs de chips, apparemment oubliés tellement ils ne servaient à rien) et qu’en plus on voit qu’ils ont eu leurs propres petites histoires à côté, j’ai juste l’impression qu’Oreimo avait envie de retourner soi-même le couteau dans la plaie. Et c’est bien dommage, parce que c’est dans ce genre de détails que l’on voit les bons/très bons animés. Comparés à Clannad ou Angel Beats, qui jouent très bien entre leurs personnages, et ce de manière très équilibrée.

Dernier point, ce qui fait que cette saison 2 est réellement un échec, ce sont les 3 spéciaux finaux. Ils sont mauvais. Mais alors mauvais. Il faut savoir qu’à la base je suis un très grand fan d’Oreimo, mais ces trois spéciaux m’en ont laissé un souvenir vraiment amer. Bref. Déjà dans le 14, nous avons la plus énergique et la plus poignante des courses-poursuites de tout animé confondu. Et comme si ce n’était déjà pas assez mauvais, il faut que cela soit cliché. Car oui Kirino se barre car c’est «shonen-style» et que le héros viendra alors la sauver. Et pour rappeler à quel point ce n’est pas logique, il faut que Saori se ramène avec Kuroneko (oui la fille que Kyousuke venait de plaquer et qui va donc voir son ex se déclarer à une autre fille, qui plus est sa meilleure amie. Oui oui.) et sa soeur, qui se sont réconciliées. Comment? On s’en fout! Elles sont réconciliées car elles le disent, point! Pareil pour la présence de Saori. Cet épisode 14 est donc illogique de bout en bout.

Et le 15 sera pire. Le point d’orgue de cette descente aux enfers. Tout d’abord, concernant la première partie de l’épisode. Au début est fait un recyclage des blagues du tout début de l’animé. Ok, c’est sympa. Sauf que c’est sur-joué, et que ce n’est même pas utiliser de manière à montrer l’évolution de la relation entre deux personnages, non, juste à recycler de vieilles blagues. Ensuite, ce qui est à mon gout la plus grosse erreur de cette saison 2, c’est quand Kyousuke va voir le concert de Kanako. Et qu’elle lui fait sa déclaration. Non. Il ne fallait tout simplement ne pas faire ça. C’est là qu’on sent bien le côté harem d’Oreimo. Les scénaristes ont essayé de foutre un max d’histoires d’amour pour Kyousuke. Encore, Kuroneko et Ayase passaient, même si Ayase aurait suffi car vraiment bien ficelée mine de rien et surtout très agréable. Mais pourquoi avec Kanako? Dans l’histoire, elle a juste apporté à manger à Kyousuke dans les deux derniers épisodes. Et le fait qu’il lui ait servi de coach ne veut rien dire. En plus le passage, où il va aussi la refouler, ne dure même pas cinq minutes. Sans rire! Ce passage, c’est juste une énorme claque dans notre gueule pour dire «Bon aller faut te réveiller maintenant, regarde comme c’est bien un harem notre animé!». Et que c’est désagréable.

Pour le 16, je vais être honnête: il n’est pas aussi mauvais que les autres. Son seul problème est qu’il est très mal narrer. On a du mal à y croire. Surtout que la fin est terriblement décevante car trop prévisible. Si l’histoire avec Manami était bien trouvée, rappelé tout ça en écoutant de vieux mémos vocaux, en plus d’être chiant, et bien trop facile. Surtout que la mauvaise narration fera passer ce qui pouvais être une idée assez originale en une idée bidon de la fille fermée d’esprit. Et cette fin est donc décevante au final. Parce que si nous sommes surpris au départ de voir Kyousuke sortir avec Kirino, nous sommes curieux de voir comment ça va se finir, surtout que le scénario s’engage dans une route banale. Mais nous pensons un minimum d’originalité venant d’un animé traitant de la «Reine des eroge». Mais encore une fois, non. Non, nous allons avoir une fin terriblement classique, où ceux qui s’aiment peuvent s’aimer. Et voilà. Oui, Oreimo se finit comme tout les eroge auxquels Kirino aura joué…

Le Harem

Non, je le dis tout de suite, qu’Oreimo soit un harem n’est pas un problème. Le problème est la façon dont la chose a été traité. Et aussi comment elle a déraillé à la fin.

Oreimo aura au final manquait cruellement d’un personnage masculin secondaire. Et ce n’était pas très compliqué en plus. On pouvait aisément utiliser le «meilleur ami» (oui celui que l’on voit dans un seul épisode quasiment) qui vivait une histoire semblable à celle de Kyousuke. Mais cette absence va se faire cruellement ressentir, surtout dans la saison 2.

La saison 1 s’en sort encore pas trop mal, car certes nous sommes en présence d’un personnage masculin entouré de personnages féminins, mais rien encore ne pousse à voir le harem. C’est au fil de la saison 2 que la notion de harem va fortement se marquer. Tout d’abord, les différentes relations que connaitra Kyousuke, qui seront quasiment toutes à terme des histoire d’amour, montre bien cela. De plus, dans la saison 2, Kyousuke a eu la très mauvaise idée de devenir (vraiment) totalement inutile, au point que même Kirino doit l’aider. Il sera donc trimballer de filles en filles pour au final les lâcher chacune. Si la scène avec Ayase est plaisante et assez belle, celle avec Kuroneko et clichée et terriblement sur-jouée, en plus d’être balancée comme ça en tout début d’épisode…

Mais encore si Oreimo s’était contenté des trois histoires d’amour qu’il avait à la base, les dégâts auraient été réduits. Il a malheureusement fallu que les romances s’ajoutent sans logique, celle avec Kanako en tête. Oui, celle là ne servait à rien, tout comme les sous-entendus stupides de Saori durant l’épisode 12 (épisode montrant parfaitement le côté harem).  Celle avec Manami est quelque peu gênante, car importante au scénario mais pas assez présente tout le long (certes pour un twist final bien trouvé). Ce qui aura pour effet de rendre soudainement ce qui semblait jusque là être une petite blague être en réalité un élément scénaristique majeur.

Parler finalement du problème de harem dans Oreimo revient quasiment à parler de l’échec de la saison 2. Alors qu’elle débutait sur une saison 1 assez bonne mais décevante, qui avait tout de même posé de très bonnes bases, l’histoire aura alors pris un tournant radicalement différent, en ouvrant les relations de Kyousuke à d’autres personnages que sa soeur. L’idée en elle-même était bonne, seulement elle fut très mal traitée. Multiplié les relations amoureuses était une très mauvaise idée, nous étouffant parmi trop de relations inutiles, sentant même un forcing du scénario. Pire même, cela aura empêché au dénouement final de se préparer correctement. Le reproche à faire à ce côté harem n’est pas d’avoir entouré Kyousuke uniquement de filles, mais d’avoir essayé de lui faire connaitre une romance avec presque chacune d’entre elles. Oreimo n’avait pourtant besoin que de trois romances: Kirino, Manami et Ayase…

Conclusion

Et donc, que dire d’Oreimo? C’est donc un animé très correct, assez agréable à regarder, surtout quand on adhère au délire de l’animé. Mais c’est aussi un animé qu’il faut découper en deux parties. La saison 1 et la saison 2. La saison 1 correspond le plus à ce que je viens de dire. On pourrait même s’en contenter si son épisode final ne nous laissait pas autant sur notre faim. Et la saison 2 détruit à elle seule tout ce que nous avions pu apprécier durant la saison 1. Les épisodes 14, 15 et 16 n’étant là uniquement que pour nous achever, maltraitant avec un plaisir sadique tout les mauvais points de l’animé.

Pourtant, Oreimo saura subsister grâce à sa palette de personnages tous très plaisants, chacun s’y retrouvant. Mais malgré cela Oreimo sera donc un animé finalement très moyen en intégrale, ou alors bon et prometteur dans sa première saison, mais très mauvais dans le traitement de l’histoire pour la seconde.

Pour conclure, Oreimo est simplement un animé amusant et très sympa à regarder, surtout dans sa première saison, mais qui est loin d’être ce qu’il aurait pu être…

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7 réflexions sur “Critique: Oreimo – Cet animé ne peut pas être aussi mignon!

  1. « Concernant donc l’OST, il faut tout d’abord noter qu’elle a été composé et chanter par ClariS, un duo de deux jeunes Japonaises, qui se sont déjà chargées de la soundtrack de Madoka Magica. Et oui, rien que ça. »

    !! ClariS c’est seulement l’op pour Madoka hein, la bande-son (et l’ed d’ailleurs) est composée par Yuki Kajiura ; il suffit d’écouter l’ed, Magia, pour constater que ça n’a rien à voir…

    tl;dr, je lirai correctement et commenterai plus sérieusement dans la semaine

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    • C’est ce que j’avais aussi vu, c’est un petit oubli de ma part. Et le pire est là, Oreimo possédait un staff qui avait déjà fait pleins de bonnes choses! (et aussi en doublage, celle qui faisait Ayase a aussi doublé Tsurumi (Anohana) ou encore Yukino (Oregairu) ((et quelques rôles dans des ecchis mais bons)).
      Et pourtant Oreimo 2 aura été un foirage total…
      PS: J’attends ton commentaire alors ^o^

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  2. OK, j’ai tout lu (enfin, presque)
    Le pavé est formellement impressionnant, détaillé, un peu lourd mais pour un premier essai c’est tout sauf raté (en tout cas je sais que, pour avoir tenté une fois, j’ai fait bien plus mauvais)
    L’anime en question (j’ai seulement maté la première saison), tu sais le mal que j’en pense, tu sais que Kirino m’énerve, que Kyousuke m’énerve aussi à sa manière, que je ne perçois aucune qualité de la série, que je trouve son « message » contre-productif sinon déplacé, etc. Mais je ne vais m’attarder que sur la forme du texte.
    J’ai quelques reproches à faire à ton texte (tu sais que j’ai plutôt habitude d’éclipser toutes les qualités, mais sache qu’elles existent et sont nombreuses !!) – tout ceci n’est évidemment que mon avis :
    1)Les phrases de ce genre : « Personnellement, les scènes avec Ayase criant sur Kyousuke me plaisaient énormément par le moe généré en masse dans ces instants-là. »
    j’imagine que c’est un mélange d’humour et de caricature, m’enfin ça fait surtout penser à http://cinedramas.files.wordpress.com/2010/06/densha-otoko.jpg quoi, c’est pas très sérieux
    2)Dans le même registre, accorder 2 parties sur 5 au « moe » et au « harem » (plus la partie sur les persos qui les rejoint en partie), impression similaire
    3)Pour rebondir sur le sérieux, je trouve ton analyse TROP sérieuse et pas assez décontractée, enfin on respire pas assez quoi, je te filerai quelques articles que je trouve réussis sur fb tu me diras ce que t’en penses
    4)L’enfilade de noms des persos est un peu maladroit pour quiconque n’a pas vu l’anime…
    5)ça manque de PASSION
    ou pas (parce que c’est très long et que ça a nécessité un boulot conséquent), mais on ne ressent pas la FLAMME QUI VIBRE EN TOI A CHAQUE FIN DE PHRASE, je ne sais pas si je m’explique correctement… ça rejoint peut-être le 3)
    6) Honnêtement, c’est trop détaillé, celui qui a vu l’anime n’a pas besoin d’autant de précision et celui qui ne l’a pas vu s’y perd – on va dire que l’analyse le nécessitait… Reste que c’est dur à ingurgiter.
    7)Quelques rares imprécisions (genre la musique) mais c’est du bon boulot overall.

    Voilà voilà, bien joué, chouette travail même si je ne sais rien faire d’autre que pester, bien joué !
    (maintenant je réclame incessamment un visionnage de Genshiken)

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    • Merci de ton avis, disons que ce post-là était un peu une « beta » et que je changerais beaucoup ma méthode dans les mois à venir. Je suis encore à taton et je ne sais pas trop quelle direction prendre encore pour mes critiques.
      Disons que les principaux reproches que tu me fais, je les avais aussi senti durant l’écriture. Surtout pour la taille du post.

      Bref, j’arrangerais tout ça d’ici le prochain 😀

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  3. Je trouve que pour la saison 1 tu as tout a fait raison mais pour la s.2 … Je suis pas tout a fait d’accord, peut etre aussi car j’aime bien les anime qui partent n’importe comment (comme la fin de school days..humhum) bref c’est vrai que pour moi certains cap n’aurrai pas du etre passé dans cette anime, juste le fait qu’ils se mettent ensemble et qu’ils concluent par un faux mariage… Mais je trouve que la saison 2 n’est paaaaasss si mauvaise (je vais dire dans les moyen-bof) cela reste un anime sympa si on veut se taper quelques barres

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    • C’est vrai, je suis d’accord avec toi pour concéder que la saison 2 n’est pas si catastrophique que j’ai pu le dire. Mais étant donné que les trois « spéciaux » (15-16-17) étaient la finalité de cette saison tout en étant TOTALEMENT NUL (tout en pesant mes mots). Et la fin est beaucoup trop facile à mon goût, en gros le studio à décider d’en avoir strictement rien à foutre de toutes les idées parallèles de l’anime et de juste dire qu’ils sont contents et puis voilà.

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  4. Bonjour je viens de finir Oreimo (oui que maintenant ) Je suis entièrement dacord avec tout ce qui a été dit sur ce cette page , juste je parle a titre personnel , j’ai beaucoup aimé Kuroneko tout au long de l’anime (excepté le moment de la fin du passage de « couple » avec Kyosuke que j’ai trouver horrible après tout ce qu’elle lui avait dit à l’école c’est vraiment très mal gérée à mon gout ) mais bon bref , de plus Ayase pour moi si elle avait été mieux « traité » elle aurait pu parraitre plus attachante , là pour moi elle ne l’est pas à part son design et donc de ce fait je pense que Kyosuke aurait dûr finir avec Kuroneko et s’être juste réconcillié avec Kirino (enfin c’est aussi parce que j’adore Kuroneko que je dis ça c’est , je le redis , totalement subjectif ) et donc pour finir Ayase n’aurait pas dû faire cette demande après si peux d’indice comme quoi elle l’aimais (outre le fais que ça ai été tourné vers un harem manga complètement ) et donc que par exemple elle ai enfin accepté la passion de Kirino et reste plus avec la bande de Saori etc ce qui aurait donné une Happy End , à mon gout moins désastreuse et l’utilité des personnages moins catastrophique . (il est vrai que particulièrement les episode 14.15et 16 de la s2 été nul et inutile )

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